Un cas récent de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été identifié dans un troupeau de 113 vaches en Ariège. Ce nouvel épisode est particulièrement préoccupant car il marque le deuxième foyer de la maladie dans le département. Le troupeau, qui avait été vacciné depuis environ quinze jours, sera abattu à Léran, selon les informations divulguées par Philippe Lacube, président de la chambre d’agriculture de l’Ariège.
Le ministère de l’Agriculture a précisé qu'un animal vacciné est protégé au moins 21 jours après l’injection. La DNC peut se propager silencieusement dans un troupeau avant que les premiers symptômes n'apparaissent. Bien qu’une vaste campagne de vaccination ait été initiée, la situation reste préoccupante.
Le nombre de foyers en hausse
Avec ce nouveau cas, le total national de foyers de DNC détectés passe à 116. Les éleveurs associés à cette exploitation ont accepté le protocole, bien qu'ils soient désireux d'éviter un blocage de la situation. Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne de l'Ariège, a exprimé son mécontentement lors d'un rassemblement, affirmant que les éleveurs ne se laisseront pas faire et que la nécessité d'un abattage ne doit pas être la seule solution envisagée.
« L’État pourrait, au lieu de s’en tenir au même protocole, envisager des alternatives, y compris un abattage sélectif, ce qui donnerait une chance aux vaches immunisées », a soutenu Lacube. Cette opinion reflète un sentiment croissant parmi les éleveurs qui veulent préserver leur cheptel tout en comprenant la nécessité de contrôler la maladie.
Les défis de l’épidémie
Dans cette lutte contre la DNC, l’État met en avant une stratégie fondée sur trois axes : abattage systématique, vaccination et restriction des déplacements. Cela a été mis en pratique avec succès en Savoie cet été, où des mesures strictes ont permis de contenir l’épidémie. Cependant, le nombre de bovins vacciné dans le Sud-Ouest reste préoccupant. Selon un bilan du ministère de l’Agriculture, 68,6 % du cheptel de cette région a été soumis à la vaccination, mais une large partie de la population bovine demeure à risque.
Cette situation met en lumière les tensions croissantes entre les intérêts économiques des éleveurs et les mesures sanitaires imposées par l'État. Les discussions à venir entre syndicats et gouvernement seront cruciales pour définir les futures actions à entreprendre.







