Un deuxième cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été récemment signalé en Ariège, selon les informations actualisées par le ministère de l'Agriculture le 2 janvier. Ce phénomène alarme les acteurs du secteur bovin dans cette région du sud-ouest de la France.
Ce foyer concerne un troupeau de 113 vaches qui, bien que récemment vacciné, doit être abattu dans la localité de Léran. Philippe Lacube, président de la chambre d'agriculture de l'Ariège, a confirmé que les éleveurs concernés ont accepté d'appliquer le protocole d'urgence pour éviter une propagation plus large.
Comme l’a souligné le ministère, la vaccination commence à protéger les animaux seulement 21 jours après l'administration du vaccin, indiquant que la transmission de la maladie peut se produire sans signes visibles dans un troupeau. Ce nouveau cas porte à 116 le nombre total de foyers recensés en France depuis le début de l'épidémie, qui a été détectée pour la première fois en Savoie l’été dernier.
Les réactions des éleveurs sont partagées ; Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne, a déclaré qu'ils ne souhaitent pas subir d'abattage massif et réclament une révision du protocole étatique. « Après vaccination, il faudrait envisager un abattage sélectif pour protéger les vaches immunisées », a-t-il ajouté. Les éleveurs de l'Ariège craignent des répercussions économiques majeures et demandent plus de flexibilité face à cette inquiétante situation.
Pour endiguer cette épidémie, les autorités ont mis en place un plan reposant sur trois axes : l'abattage immédiat des troupeaux touchés, la vaccination et la restriction des mouvements de bétail. Actuellement, 68,6 % des bovins dans les dix départements du Sud-Ouest ont été vaccinés, et la zone est considérée comme vaccinée si 95% des exploitations d'élevage représentant 75% des animaux de la région ont reçu le vaccin.
Face à cette crise sanitaire, l'état se démarque par son approche systématique, bien que des acteurs du secteur annoncent des rassemblements pour faire entendre leur voix et proposer des alternatives au protocole existant. Les défis auxquels font face les éleveurs révèlent l'importance d'une stratégie plus nuancée dans la gestion de la santé animale et du bien-être des acteurs du secteur. (Sources : Ministère de l'Agriculture, Le Monde, France Bleu)







