Un troupeau de 113 vaches sera abattu ce vendredi 2 janvier 2026 à Léran, en raison de la détection d'un nouveau cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans une exploitation agricole de l'Ariège. Philippe Lacube, président de la chambre d'agriculture de la région, a confirmé cette décision critique à l'AFP, renseignant que le troupeau avait été vacciné il y a environ deux semaines.
Rappelons qu'un précédent cas avait été observé début décembre aux Bordes-sur-Arize, entraînant un mouvement de contestation parmi les agriculteurs de la région qui s'étaient opposés à l'abattage d'animaux. Cependant, cette fois-ci, les éleveurs concernés ont choisi d'accepter le protocole, souhaitant éviter de nouveaux affrontements. Cet abattage s'inscrit dans une série de mesures mises en place pour contrôler la propagation de cette maladie, qui peut se développer silencieusement dans un troupeau avant que des symptômes ne se manifestent.
Les éleveurs, tout en acceptant le sort de leurs animaux, prévoient néanmoins d'organiser un rassemblement non loin de la ferme. Angel Alegre, co-porte-parole de la Confédération paysanne de l'Ariège, a déclaré : "Nous ne voulons pas de blocage chez nous, mais nous demandons à l'État de reconnaître nos luttes et nos sacrifices".
Cette situation met en lumière les défis auxquels doivent faire face les agriculteurs dans le cadre de la lutte contre la DNC, qui a maintenant touché 116 foyers au niveau national depuis son apparition cet été en Savoie. Les autorités sanitaires mettent en avant une stratégie reposant sur trois piliers essentiels : l'abattage rapide des troupeaux contaminés, la vaccination systématique et la régulation des mouvements d'animaux.
Actuellement, 68,6 % des bovins des dix départements du sud-ouest de la France, soit environ 495 602 animaux, ont été vaccinés contre cette maladie. Les professionnels de la santé animale insistent sur l'importance de la vaccination, qui assure une protection effective après 21 jours suivant l'injection. La situation reste sous haute vigilance, alors que l'État continue de travailler sur des protocoles pour essayer de maîtriser la crise sanitaire.







