Le rond-point et le carrefour à sens giratoire sont souvent confondus, mais ils jouent des rôles distincts dans la gestion du trafic routier. Si leur forme circulaire est similaire, les règles qui les régissent sont bien différentes. Selon un rapport de l’auto-école En Voiture Simone, la priorité est donnée aux véhicules déjà engagés dans un carrefour giratoire, ce qui n'est pas le cas dans un rond-point traditionnel.
Dans un rond-point, défini par le dictionnaire Larousse, la règle de la priorité à droite s'applique, laissant passer les véhicules venant de droite, un principe révolu dans les carrefours giratoires. Ces derniers, apparus plus récemment en France dans les années 1980, sont généralement accompagnés de panneaux de signalisation clairs, afin d'informer les conducteurs des règles à suivre.
Les rond-points traditionnels, comme la célèbre Place de l’Étoile à Paris, symbolisent une époque où la circulation circulaire n'était pas aussi régulée. C'est pourquoi des experts du trafic, tels que ceux cités par Vinci Autoroutes, suggèrent que ces deux types d'intersections entraînent des comportements de conduite très différents, influençant ainsi la fluidité du trafic.
En matière d'urbanisme, la France s'est avérée être un pays pionnier avec des milliers de ronds-points et de carrefours giratoires, favorisant ainsi un modèle de circulation innovant. Les départements comme la Loire-Atlantique, avec plus de 3 000 giratoires, illustrent cette tendance, s'imposant comme des exemples à suivre dans le monde entier.







