Le gouvernement italien a récemment décidé de rendre inactifs plus de 20 % de ses radars automatiques, jugés non conformes aux normes d’homologation nouvellement mises en place. Cette mesure, qui a pris effet dimanche, vise à assurer que les dispositifs respectent des exigences strictes, notamment en ce qui concerne le floutage des visages et une marge d’erreur réduite à 3 % pour les vitesses dépassant les 100 km/h.
Près de 3 150 des radars surnommés « autovelox » continueront d'opérer sur les routes d'Italie. Néanmoins, les fabricants des 850 radars restants devront entamer une procédure d'homologation dans les mois à venir, comme l’a précisé le ministère des Infrastructures et des Transports.
Matteo Salvini, ministre des Transports, a exprimé son mécontentement face aux radars fantômes, qualifiés d'« impôt caché » pour de nombreux travailleurs, tout en soulignant que ces dispositifs ne servaient guère la sécurité routière.
renforcement légal autour de la sécurité routière
Depuis 1992, le Code de la route italien stipulait que tous les radars devaient être homologués, mais aucune action concrète n’avait été entreprise. En 2024, la Cour de cassation a même déclaré que les sanctions basées sur des radars simplement « approuvés » mais non homologués étaient invalides, entraînant une vague d'annulations. Le collectif d’associations de consommateurs Codacons a noté qu'il s'agissait d'une mesure nécessaire mais tardive, affirmant que l'absence de réglementation avait conduit de nombreuses collectivités à éteindre ces appareils pour éviter des contestations.
Le Codacons a aussi précisé que les personnes mettant en danger la vie d’autrui doivent faire face à des sanctions, mais celles-ci doivent être imposées via des outils appropriés et conformes au Code de la route. Selon leurs estimations, les recettes des radars dans les grandes villes italiennes ont chuté de 9 % en 2025, atteignant 306 millions d'euros entre 2021 et 2025.
En 2025, le bilan routier a révélé que l'Italie comptait 49 décès par million d'habitants, la plaçant parmi les pays européens avec les pires statistiques de sécurité routière, semblable à la France, selon la Commission européenne.







