Reprise l’an dernier par le groupe bordelais Europlasma, la Fonderie de Bretagne (FDB) est désormais placée en redressement judiciaire, menaçant ainsi 245 emplois. Pour éviter une cessation d'activités, l’entreprise devra réunir trois millions d'euros d'ici le 17 juillet, comme l'a annoncé la CGT de l’entreprise.
Située à Caudan dans le Morbihan, la FDB est spécialisée dans la fabrication de pièces en fonte pour les véhicules, notamment pour les suspensions et les systèmes d'échappement. Son placement en redressement judiciaire a été confirmé à l'issue d'une audience au tribunal de commerce de Lorient. "Si cet objectif n'est pas atteint, nous nous dirigerons alors vers une liquidation", a averti Éric Guyomard, délégué syndical CGT.
Le tribunal a effectivement suscité un certain soulagement chez une centaine de salariés présents, bien qu'ils soient inquiets. "Je m’attendais à une telle décision, mais pas à la liquidation, car la fonderie mérite de continuer à exister", a commenté Éric Blanchier, salarié et élu CGT. Blanchier a également souligné la nécessité d'une direction compétente pour relancer l'activité de l'usine.
Europlasma, connu pour sa reprise de sites en difficulté, avait été partenaire de la Fonderie de Bretagne pour diversifier les activités. Cependant, comme l’a rapporté Sud Ouest, cette diversification n’a pas été mise en œuvre malgré l'engagement d'investir 15 millions d'euros sur trois ans.
Le rapport de la CGT souligne également que la production n’a jamais redémarré complètement suite à un incendie ayant gravement endommagé l’un des fours de l’usine en janvier dernier. Les promesses d'investissements n'ont pas été tenues, ce qui met la FDB dans une situation financière très délicate.
Jérôme Garnache-Creuillot, le dirigeant d'Europlasma, était présent lors de l’audience mais n’a pas souhaité faire de déclaration aux médias ni aux employés, renforçant l’inquiétude quant à la direction que prendra l’entreprise dans les jours à venir.







