Des frappes russes dévastatrices secouent Kiev : un bilan tragique de 30 morts
La capitale ukrainienne a subi, jeudi matin, une attaque massive de drones et de missiles, causant la mort d'au moins 30 personnes, comme l'ont confirmé les services de secours. Cette offensive marque la plus sévère depuis le début du conflit, poussant le président Volodymyr Zelensky à exiger une augmentation de l'aide militaire pour renforcer les capacités de défense antiaérienne de l'Ukraine.
Selon le bilan des secouristes, plusieurs bâtiments résidentiels ont été gravement endommagés, des débris tombant même sur des zones accueillant des diplomates, comme l'a rapporté la porte-parole de l'Union Européenne, Anitta Hipper. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a déploré un événement sans précédent, déclarant un "jour de deuil" pour marquer la gravité de l'attaque.
Volodymyr Zelensky a qualifié ces frappes d'attaque ciblant des civils, visant à forcer l'Ukraine à abandonner sa quête d'indépendance. Remarquant que "la Russie frappe des cibles civiles uniquement pour contraindre l’Ukraine à renoncer à son État", il a affirmé que la riposte de son pays serait inévitable.
Bilan humain et dégâts matériels
Au fil des heures, les secouristes ont mis à jour le bilan, signalant 30 morts et 91 blessés. Des explosions ont été rapportées sur une large échelle, rendant la nuit particulièrement angoissante pour les habitants, dont beaucoup se sont réfugiés dans le métro, ce qui témoigne de l'ampleur de la crise générée par ces frappes. "C'est un véritable cauchemar", a déclaré Karina Taran, une habitante de la ville, dont l'appartement a été détruit.
Les autorités continuent d'appeler à une stratégie de défense renforcée, Zelensky espérant que le prochain sommet de l’Otan abordera ces besoins urgents. Les attaques simultanées, intégrant 496 drones et 74 missiles, illustrent la violence du conflit qui a franchi un nouveau seuil. Selon les forces ukrainiennes, près de 90% de ces menaces ont été interceptées.
Multiplication des attaques
En réponse à ces frappes, l'Ukraine intensifie ses opérations contre des infrastructures russes. Des attaques sur des dépôts de carburant en Russie se sont également intensifiées, et des civils ont été victimes de ripostes ukrainiennes, comme le rapportent des sources locales.
Le président américain, récemment revenu au pouvoir, a exprimé sa préférence pour un accord de paix, tandis qu'à Berlin, les autorités mettent en lumière le manque de volonté de la part de Poutine pour négocier. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a condamné ces violences, appelant à un cessez-le-feu.







