ENTRETIEN. L’association Transparence citoyenne, connue pour avoir rendu publiques les notes de frais d'Anne Hidalgo, vient de remporter une victoire judiciaire contre le maire de Perpignan. Cette avancée soulève des questions sur la transparence des dépenses publiques.
Guillaume Leroy, le président de l’association, a exprimé ses préoccupations quant à la lenteur des procédures administratives et à l'opacité qui entoure les finances publiques. "Notre dernière victoire est un tournant qui montre que la justice peut forcer les maires à être plus ouverts sur leurs dépenses", a-t-il déclaré. L'association réclame l'accès aux notes de frais du maire Louis Aliot, un processus qui a pris un an et demi, et qui pourrait prendre encore plus de temps si des recours sont engagés.
Cela s'inscrit dans une vaste campagne nationale visant à exiger la transparence des finances publiques. "Nous avons interpellé les dix plus grandes villes qui n'avaient pas répondu à nos demandes. Ce jugement est le premier sur le fond que nous obtenons, et il pourrait ouvrir la voie à d'autres actions", a ajouté Leroy.
Le président souligne que les recours en appel peuvent prolonger indéfiniment ce processus. "Dans certains cas, il peut falloir jusqu'à cinq ans pour obtenir une décision définitive. Pendant ce temps, la transparence est compromise, et parfois, les entreprises concernées par des marchés publics litigieux disparaissent", a-t-il averti.
Cette problématique de l'accès à l'information est d'autant plus cruciale à l'heure où les citoyens exigent des comptes de leurs élus. C'est un combat qui s'inscrit dans le droit fil des mouvements de demande de transparence et de responsabilité dans l'usage des fonds publics, comme l'a souligné le journal Valeurs Actuelles.







