L'histoire débute le vendredi 29 mai, à 11h30. Lea et Charlotte, deux organisatrices de mariages, s'accordent une pause au fort La Prée. Distraites par une visibilité peu claire, elles croient apercevoir un groupe de dauphins avant de réaliser la présence d’une baleine. "Je m’en veux de ne pas avoir alerté les autorités à ce moment-là", confie Lea, encore sous le choc.
Quelques heures plus tard, le rorqual boréal, une femelle, se retrouve échoué et vivant près de Rivedoux-Plage. Malgré l'intervention rapide des secours, les conditions difficiles de l'environnement, exacerbées par l'estran vaseux, compliquent les efforts. Malheureusement, l'animal succombe peu après.
Le lendemain, le corps de ce majestueux cétacé gît à La Chaloupe. Une opération d'envergure permet son retrait. Après un grutage délicat, la baleine de 15 tonnes est transportée au port de la Pallice pour une nécropsie qui prendra plus de six heures, conduite par des experts de l’observatoire Pelagis, en collaboration avec le Parc naturel marin de l’Estuaire.
État de santé critique
D'après les premières conclusions de Pelagis, l'animal présentait un état d'émaciation évident, un indicateur d'une dégradation chronique de sa santé. Bien qu'un contenu digestif ait été observé, suggérant une prise alimentaire récente, la découverte d'un parasitisme sévère à l'intérieur de son abdomen soulève des alarmes. Des lésions causées par son échouage ont également été notées.
"L'hypothèse la plus probable envisage une mort résultante d'une pathologie chronique, possiblement d'origine infectieuse, causant un déclin progressif de sa santé", indique un chercheur de Pelagis. Les résultats des analyses ultérieures devraient permettre d'affiner cette hypothèse et de mieux comprendre les circonstances de cette tragédie. En attendant, cette affaire souligne les défis persistants que rencontrent nos océans et la faune marine qui y évolue.







