« Rien n’est irréversible en démocratie », affirme Christine Arrighi, députée écologiste de Haute-Garonne. Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu devra bientôt détailler les modalités de financement de la LGV Bordeaux-Toulouse-Dax, des parlementaires et maires se regroupent pour faire entendre leur voix. Dans une tribune publiée en ligne, près de 75 maires et plusieurs parlementaires expriment leur mécontentement à l'égard de ce projet jugé « archaïque » et aux implications financières incertaines.
Réunis à Casteljaloux le 4 octobre, les élus, tels que Loïc Prud'homme et Mathilde Feld, mettent en avant les doutes suscités par le rapport du Conseil d’orientation des infrastructures (COI). Ce dernier, rendu public en avril, a soulevé des préoccupations quant au coût et à l’urgence d’une telle infrastructure, dont le prix pourrait atteindre 20,4 milliards d’euros, sans compter d’autres imprévus budgétaires.
« De toute façon, la LGV ne passera pas au Pays basque », déclare Peio Dufau, député cheminot.
Les signataires de la tribune pointent également le calendrier irréaliste du projet. S’il est nécessaire de rénover les voies existantes, s’attaquer à des liaisons entre métropoles au détriment de l'offre régionale semble préjudiciable. Ils plaident pour une amélioration des trains de quotidien, afin de répondre aux véritables besoins des habitants.
Les élus dénoncent l’impact écologique qui résulterait de la construction de la LGV, menaçant plusieurs hectares. « Les promesses de financements publics européens pourraient aussi disparaître si le projet perd son attrait intercontinental, » affirment-ils. La demande est donc claire : abandon du projet actuel et réorientation des investissements vers des solutions plus durables.
En somme, alors que le gouvernement met en avant les ambitions de ce projet, une forte opposition se dessine sur le terrain, face aux défis écologiques et aux réalités économiques.







