Pour la deuxième année consécutive, Nîmes Métropole s’engage dans l'initiative nationale "Mai à vélo". De plus en plus de Gardois optent pour le vélo, mais la ville est encore mal classée en matière de cyclabilité. Les cyclistes lancent un appel aux nouveaux élus pour améliorer les infrastructures de la ville.
Le climat ensoleillé de la région, les paysages pittoresques et les routes sinueuses attirent chaque année un grand nombre de cyclotouristes. Cependant, à Nîmes, le défi réside dans la conversion du vélo en moyen de transport quotidien, que ce soit pour se rendre au travail ou au marché. Bien que l'attrait pour le vélo augmente, la ville se retrouve perpétuellement dans les bas-fonds des classements des villes cyclables, un paradoxe que de nombreux habitants souhaitent corriger.
Des cyclistes du quotidien qui innovent
Un artisan local envisage déjà des solutions innovantes : "Je travaille dans le secteur artisanal et j'imagine que les livraisons pourraient tout à fait se faire à vélo avec un cargo. " Parmi les pionniers, un père de famille souligne l'importance de la sécurité : "Je m'y rends déjà pour le travail, mais je fais très attention, surtout avec mon fils." Ces cyclistes montrent qu’un changement est réellement possible.
Des infrastructures insuffisantes et mal signalées
Le principal obstacle au développement du vélo à Nîmes réside dans l'insuffisance et la mauvaise signalisation des pistes cyclables. "La signalétique des pistes cyclables est à revoir, il faut une meilleure visibilité des infrastructures," déclare un cycliste régulier. Les usagers exigent que leurs besoins soient pris en compte. "Nous, les cyclistes de tous les jours, avons des idées sur des améliorations," ajoute-t-il.
Un calcul simple pour convaincre les élus
Le commerçant Morgan Champiot résume joliment la situation : "À Nîmes, le beau temps est un atout, la ville est vaste et difficile à parcourir en voiture. Économiser tout en améliorant sa santé et son bien-être, c'est l'avantage du vélo !" Le message est clair pour les élus de Nîmes : il est temps d'écouter les cyclistes et de multiplier les efforts pour améliorer les infrastructures. La route vers un avenir plus cyclable est rouillée, mais elle peut être rénovée avec du courage politique.







