Mercredi, environ 200 syndicalistes se sont rassemblés devant la bourse du travail de Carcassonne, un bâtiment municipal que le maire RN, Christophe Barthès, souhaite voir quitter plusieurs organisations syndicales critiques à son égard, a rapporté un journaliste de l'AFP.
Le 30 avril, après une manifestation contre ses premières mesures, Barthès a demandé à la CGT, FSU, Sud et CFDT de libérer les bureaux qu'ils occupent sans frais au cœur de la ville. Le maire a déclaré : "Ces syndicats ont abusé des ressources des contribuables", en réponse à l'opposition grandissante qu'il rencontre depuis son élection en mars dernier.
Patrick Borde, co-secrétaire départemental de la FSU, syndicat principal dans le secteur de l'éducation, a qualifié les propos du maire de "honteux", affirmant qu'ils représentent une "atteinte à la liberté d'expression et de manifestation". Il a ajouté : "Nos activités visent l'intérêt général. Ces locaux sont indispensables pour accueillir ceux qui ont besoin de soutien." Il s'est également interrogé sur les conséquences potentielles si un maire RN était élu au niveau national en 2027.
Christophe Barthès, ancien agriculteur et ex-responsable du syndicat agricole Coordination rurale, a réagi à ces accusations en affirmant respecter la liberté syndicale mais en indiquant que "profiter des ressources de ceux que l’on dénigre n’est plus acceptable".
Depuis son arrivée à la mairie, Barthès a suscité des controverses, telles que le retrait du drapeau européen de la façade de l’hôtel de ville et la cessation des subventions à la Ligue des droits de l’Homme pour avoir contesté un arrêté anti-mendicité. Ces décisions continuent d'alimenter le débat public.
Les syndicats concernés, face à la menace d’expulsion de leurs locaux, ont prévu de contester juridiquement cette mesure. Une lutte qui reflète des tensions croissantes entre pouvoirs municipaux et acteurs syndicaux, observée dans divers rapports, notamment ceux du journal Le Monde.







