Le tribunal administratif de Bordeaux a entamé, ce mardi 12 mai, l'examen d'un recours déposé par Régis Falxa, ancien candidat aux municipales à Sallebœuf. Celui-ci s'oppose à la diffusion d'un tract anonyme véhiculant des informations fausses à la veille et le jour du second tour des élections.
Selon Falxa, ce tract, qui présente un prétendu projet de lotissement de 82 logements, a pour objectif d'influer sur le choix des électeurs. La légitimité de cette communication a été mise en cause, le candidat affirmant que le projet n'avait jamais existé. Lors de l'audience, la rapporteure publique a exprimé des doutes quant à la portée de cette diffusion, justifiant que les attestations fournies par Falxa ne prouvaient pas une distribution significative de ce tract, contrairement à ce que prétendait ce dernier.
Pour sa défense, le maire sortant, Emmanuel Kersaudy, a affirmé qu'aucun de ses concitoyens n'avait reçu ce document, soutenu par les témoignages de 145 habitants de Sallebœuf. Les tensions étaient palpables durant la campagne, avec Falxa se battant pour le poste, ne s'inclinant que de 56 voix.
Les experts estiment que si la cour statue en faveur de Falxa, cela pourrait avoir des répercussions significatives sur la validité du scrutin. À ce propos, l'avocat de Falxa a déclaré : "Toute atteinte à la sincérité du scrutin, aussi minime soit-elle, peut altérer le résultat final des élections." Ce climat tendu est accentué par des accusations mutuelles entre candidats, alimentant une ambiance déjà électrique au sein de la commune.
La décision du tribunal est attendue dans les quinze jours, ajoutant à l'incertitude qui entoure le résultat de cette élection municipale. Entre recours et accusations, la lutte pour maintenir l'intégrité du processus électoral se poursuit à Sallebœuf.







