Ce jeudi matin, les équipes de la RATP ont réalisé une opération délicate sur la colline de Montmartre : le retrait d'une cabine du funiculaire pour des travaux de maintenance nécessaires.
Les Parisiens et les touristes présents près du Sacré-Cœur ce matin auraient pu croire à l'apparition d'un nouveau téléphérique, similaire à celui récemment inauguré dans le Val-de-Marne. En effet, une cabine survolant les arbres de la butte à une hauteur de 25 mètres a attiré l'œil. Cependant, il ne s'agissait que d'une cabine du funiculaire de Montmartre retirée pour l'occasion.
Comme sa jumelle revenue récemment après rénovation, cette cabine a été envoyée à Albi en Occitanie pour une révision complète. Ce passage en maintenance est prévu tous les dix ans ou après un total de 20 000 heures de service, un processus indispensable pour garantir la sécurité des 3,5 millions de passagers qui l’utilisent chaque année.
Une inspection tous les dix ans
Des événements tragiques, tels que l'accident de funiculaire survenu à Lisbonne l'année dernière, rappellent l'importance d'une maintenance rigoureuse. Chaque pièce, du châssis aux boulons, est minutieusement contrôlée, comme l'explique Jean-Michel Antunes, chef de projet de l'opération. "Sur la première cabine, nous avons constaté que les roues étaient usées et nous les avons remplacées," indique-t-il.
La première cabine a été récemment remise à Paris, mais a dû subir plusieurs tests de sécurité avant de reprendre service. Selon un agent de la RATP, "il était nécessaire de vérifier toutes les fonctionnalités : freinage, capteurs, ouverture et fermeture des portes." Le câble de 126 mètres a également été soumis à un examen rigoureux.
Une seule cabine opérationnelle jusqu’en juin
Actuellement, cette cabine est la seule en opération sur la butte jusqu'à ce que l'autre soit de retour de maintenance. Ce matin, après quelques minutes de vol, cette seconde cabine a été soigneusement déposée sur un camion, prête à être transportée. "Tout s’est bien passé ; ce type d'opération reste toujours un moment stressant," avoue le chef de projet avec le sourire.
En revanche, ce jour-là, les enfants de l'école voisine n'ont pas pu assister à la manœuvre, car c'était pendant les vacances scolaires. Ils auront peut-être la chance de voir le retour de la cabine en juin prochain.







