La cour d'assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques examine actuellement l'affaire d'Agnès Lassalle, une enseignante poignardée le 22 février 2023 à Saint-Jean-de-Luz. En rapport avec cette tragédie, Edouard Geffray a insisté, lors de sa visite le 23 et 24 avril, sur l'impératif de se rassembler pour endiguer la vague de violence qui touche les établissements scolaires.
Il a également fait état des mesures déjà mises en œuvre. "Depuis le début de l'année scolaire, nous avons effectué 252 contrôles de sacs dans l'académie de Bordeaux, avec 14 armes blanches saisies," déclare-t-il. Toutefois, il admet que tous les jeunes ne cachent pas des intentions néfastes, mais qu'il est crucial de sensibiliser tant les élèves que les parents à la gravité de posséder une arme à l'école.
"Il n'est pas acceptable d'avoir un couteau sur soi à l'école," a affirmé le ministre. "Ce type de comportement doit être retravaillé dans l'esprit des jeunes."
Le ministre met également l'accent sur le fait que la violence ne se limite pas aux écoles, mais s'étend au-delà, englobant des familles qui parfois contribuent aux agressions. En effet, selon les chiffres divulgués, 30% des incidents graves proviennent d'interactions familiales.
Edouard Geffray indique que le phénomène des violences scolaires est lié à une détérioration de la santé mentale des jeunes. Les réseaux sociaux et une consommation excessive d'écrans exacerbent la problématique, causant des comportements de plus en plus violents.
Pour lutter contre cela, le ministère prévoit la création de 300 postes supplémentaires d'infirmières, d'assistantes sociales et de psychologues pour intervenir auprès des jeunes, représentant ainsi une augmentation significative des effectifs. La lutte contre la violence à l'école ne peut se faire sans une approche globale qui inclut également le soutien psychologique.







