Louis Aliot, le maire du Rassemblement National (RN) de Perpignan, a été élu samedi dernier comme président de la communauté urbaine de Perpignan, un tournant significatif pour un territoire désormais dirigé par le parti d'extrême droite.
Lors de son discours, M. Aliot avait affirmé : "Je n'ai pas l'ambition de constituer un exécutif partisan, encore moins d'instaurer l'hégémonie de Perpignan. Je vise à établir une gouvernance partagée autour de la ville centre." Avec 60 voix sur 79 exprimées, il a été élu dès le premier tour, confirmant ainsi son poids politique.
Il a également souligné son intention de redonner à Perpignan son rôle de "locomotive" pour le développement territorial : "La représentativité des communes sera respectée dans les instances décisionnelles de notre intercommunalité", a-t-il ajouté.
Sa concurrente, Edith Pugnet, maire communiste de Cabestany, a mis en avant la nécessité d'une intercommunalité efficace, plaisantant sur l'importance d'un retour à un service public centré sur l'humain.
Robert Vila, l'ancien président de Perpignan Méditerranée Métropole et membre des Républicains, a choisi de ne pas se représenter, notant l'absence de désaccords significatifs avec le camp d'Aliot, qui, selon lui, est engagé pour l'intérêt général.
En 2020, alors que M. Aliot devenait maire, il n’avait pas réussi à réunir un soutien suffisant pour accéder à la présidence de l'agglomération, laissant la place à M. Vila. Cette fois-ci, ses démarches ont été plus stratégiques, ménageant ses alliés potentiels dans le cadre des élections municipales.
"Je pense qu'il est essentiel de respecter ceux qui font bien leur travail, sans les agacer", a-t-il commenté en référence à l'absence de candidats RN dans des municipalités comme Saint-Estève et Canet-en-Roussillon, où les maires en place n'ont pas été critiqués par le RN.







