Dans le Tarn, l'avenir de 26 classes d'écoles primaires est incertain à l'approche de la rentrée prochaine. Alors qu'une suppression de 29 classes avait été initialement prévue, grâce à l'intervention des syndicats, trois classes ont pu être maintenues. À Arthès, une ville située près d'Albi et comptant plus de 2 500 habitants, une classe de CM2 risque toujours de fermer. Cette situation provoque une forte mobilisation de la communauté scolaire.
Les annonces de suppressions de classes dans les établissements primaires ont suscité de vives émotions dans le département. En mars dernier, la carte scolaire révélait des intentions de fermeture qui ont depuis été partiellement contraintes par des négociations avec les syndicats. Cependant, la classe d'Arthès reste en péril, mobilisant ainsi de nombreux parents, enseignants et élus qui se battent pour son maintien.
Mobilisation citoyenne et soutien des élus
Le 9 avril, pas moins de cinquante parents d'élèves se sont réunis pour bloquer l'école primaire d'Arthès, soutenus par des élus locaux. Le maire, accompagné des adjoints, a symboliquement inscrit des parents et grands-parents sur les listes d'inscription pour la rentrée 2026, soulignant ainsi l'absurdité de la situation face aux enjeux démographiques qui justifient ces fermetures. Les inquiétudes demeurent vives, notamment pour la maman d'un élève de maternelle, Manon Arcuri, qui déclare : "Cette fermeture aura des répercussions pour nos enfants, même les plus jeunes. Dans un contexte où certaines classes comptent déjà 27 ou 28 élèves, une telle décision mettra en péril leur concentration et leur fatigue quotidienne."
Conséquences sur l'avenir de l'école
Le maire d'Arthès exprime également ses craintes quant à l'impact esthétique et fonctionnel de cette fermeture : "Nous avons prévu un million d'euros de travaux pour la rénovation de l'école maternelle, mais nous nous demandons pourquoi investir autant si nous devons fermer des classes." Sa déception est d'autant plus forte après la rénovation complète de l'école primaire l'an dernier.
Les parents d'élèves, accompagnés de représentants du syndicat FSU, ont manifesté récemment devant la préfecture, en espérant inverser la tendance. Ils annoncent des actions de blocage des écoles durant les prochains jours, notamment le 13 et le 16 avril. Cette mobilisation s'inscrit dans un mouvement plus large contre les suppressions de classes qui menacent la qualité de l'éducation des enfants du Tarn.







