L’ingénieur météorologue Stéphane Thomas a marqué les esprits, mercredi 21 janvier, lors d’une conférence au WAW de Narbonne, dédiée à l’impact du changement climatique sur la ville d’ici 2050. Les enjeux liés à cette évolution ont été exposés, et il a affirmé que des solutions existent.
Le public, qui a répondu présent à l’invitation de la liste Narbonne en Grand, conduite par Nicolas Sainte-Cluque, a été profondément touché par des prévisions qui font froid dans le dos. Au cours de la soirée baptisée "Climat et agriculture, quels enjeux pour demain ?", Stéphane Thomas a partagé des réflexions cruciales, suivies de celles de l’agroclimatologue Serge Zaka.
Retiré de Météo France, Stéphane Thomas œuvre aujourd’hui avec l’association ArgumenTerre, basée à Ginestas. Il a souligné, après une pluie inédite de plus de 200 mm récemment tombée sur le Narbonnais, l'importance de parler de changement climatique dans un contexte agricole et touristique fragile. Viviane Thivent, colistière de Narbonne en Grand, a déclaré : "Notre ville a la possibilité de s’adapter, si l’on prend les mesures nécessaires dès maintenant. Il est crucial de transformer notre environnement pour assurer un avenir durable."
La nécessité de changer la ville a été un thème récurrent lors de son intervention. En présentant des archives météorologiques, il a évoqué des souvenirs de conditions hivernales passées, contrastant avec les tendances actuelles : d’une average de gel à Narbonne qui pourrait passer à seulement deux jours par an d’ici 2050, tout en prévoyant 30 jours dépassant les 35 °C. Les projections mettent également en avant une possible élévation de 5 cm du niveau de la mer Méditerranée tous les 10 ans.
Les conséquences du changement climatique ne sont pas à prendre à la légère. Stéphane Thomas a évoqué les effets attendus tels que des îlots de chaleur urbaine, la salinisation des nappes phréatiques et la tension sur les ressources en eau. Les participants ont appris qu'il existe des solutions viables, notamment par des choix d'urbanisation durable, de maîtrise de l'eau et en se tournant vers une agriculture locale adaptée.
En effet, l’avenir de Narbonne dépend des décisions que la communauté prendra aujourd’hui. Stéphane Thomas a conclu en posant la question suivante : "Que devons-nous défendre ? Quelles mesures de préservation adopter ?" Des interrogations qui méritent une réflexion approfondie et collective pour garantir la pérennité de ce territoire riche en histoire et en biodiversité.







