Lors de ses vœux prononcés au tiers-lieu Le Sîlot, le jeudi 22 janvier, Jacques Auzou, président du Grand Périgueux, a exprimé son mécontentement face à la récente annonce d'un contrôle fiscal. Ce dernier vise à imposer la TVA sur les subventions fournies par la Région pour la Fedd. "Si nous devons appliquer la TVA sur toutes les aides régionales, cela devient problématique", a-t-il déclaré.
Auzou a directement interrogé Laurent Bourges, directeur général des services de l'Agglomération, sur la transparence de la Fedd, allant même jusqu'à se demander si les informations devraient être révélées au public. En réponse, Bourges semble mal à l'aise, contestation qui n’a pas empêché Auzou de défendre son point de vue.
Ce projet, estimé à 9 millions d'euros pour les locaux de la Fedd, a été décrit comme un "montage financier audacieux" par le quotidien Sud Ouest. Il impliquait, après des travaux d'agrandissement, de transférer la propriété du site à son propriétaire d'origine tout en percevant des loyers. Auzou fait remarquer : "En 43 ans de vie publique, j’ai vu que l’État ne facilite pas la vie des communes. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés pendant que l'argent disparaît."
Les véritables conséquences de ce contrôle fiscal restent à être évaluées. Jacques Auzou, fort de son expérience en tant qu'ancien percepteur des impôts, reste sceptique. "Par rapport aux aides à des projets comme ceux de Turbomeca, 4 millions d’euros ne représentent pas grand-chose", conclut-il.
Cette situation soulève des questions cruciales sur la gestion des finances publiques et l'impact potentiel sur les projets locaux.







