Ministre de la Santé depuis octobre 2024, Stéphanie Rist se prépare à une épreuve décisive pour son mandat. Elle tentera de conserver sa place dans la première circonscription du Loiret lors d’une législative partielle, prévue pour les 18 et 25 janvier 2026. Ces élections surviennent dans un climat de mécontentement au sein de la profession médicale, qui a récemment mobilisé ses membres par une grève prolongée.
Un avenir politique en jeu
« Nous allons gagner. Et je resterai ministre quand nous gagnerons », a déclaré Stéphanie Rist devant un public enthousiaste lors d'une réunion publique le 9 novembre, avec l'appui de Gabriel Attal, président de Renaissance. Sa candidature prend place après que son suppléant, le maire de Saint-Hilaire-Saint-Mesmin, a décliné l'offre de la remplacer, posant un nouveau défi à la ministre qui a été élue de justesse lors de sa première victoire en 2024.
La ministre, dont le poste est de plus en plus menacé par une forte abstention attendue, a promis de démissionner si elle échoue lors de cette élection. En effet, les tensions montent dans le secteur médical : des médecins libéraux protestent depuis plus d'une semaine contre des mesures gouvernementales qu'ils jugent « autoritaires » et stigmatisantes.
Tensions avec les médecins
Les revendications des médecins portent sur la limitation des arrêts de travail et la liberté d'établissement des tarifs médicaux. Ces mesures sont perçues comme une menace à leur autonomie et soulignent une fracture grandissante entre la ministre et les professionnels de santé. Ouest-France rapporte qu'une récente rencontre prévue entre l'intersyndicale et la ministre a échoué, les médecins estimant que leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.
En réponse, le ministre a annoncé une série de propositions pour encourager le dialogue, dont l'abandon de certaines obligations de réduction des prescriptions. « C'est une écoute nécessaire », a insisté Rist, tentant d'apaiser les tensions dans le cadre d'une réforme jugée essentielle pour le système de santé français.
Une situation inédite pour le gouvernement
Avec ces nouvelles revendications, Rist espère rétablir la confiance avec les médecins, un facteur essentiel pour assurer une gouvernance fluide dans le domaine de la santé. Au-delà des enjeux électoraux, son avenir au sein du gouvernement dépend de sa capacité à gérer cette crise. Comme l’a précisé un expert politique, « la ministre doit non seulement gagner cette élection, mais également prouver qu'elle peut être une interlocutrice efficace pour la profession médicale, sans quoi son autorité sera remise en question. »
Les enjeux de cette législative partielle transcendent le simple cadre politique, façonnant l'avenir des soins de santé en France, et décideront de la suite du parcours de Stéphanie Rist.







