En 2025, le CinéVauban et le Vauban-La Grande passerelle à Saint-Malo ont vu leur fréquentation s'effondrer, totalisant 243 975 entrées, soit une réduction de 21 % par rapport à l'année précédente. Après une année 2024 pleine de promesses, marquée par le succès de films tels que Le Comte de Monte-Cristo, la situation actuelle suscite de nombreuses interrogations tant sur l'avenir des chaînes que sur l'attractivité du cinéma en général.
Le CinéVauban a enregistré 185 795 entrées pour 10 014 séances, tandis que son homologue, le Vauban-La Grande passerelle, a comptabilisé 57 812 spectateurs pour 3 594 séances. "On a subi la crise comme tout le monde" a déclaré Loïc Frémont, directeur du CinéVauban, soulignant que la tendance nationale n'est pas plus réjouissante, avec une baisse de 13,6 % de la fréquentation dans tout le pays.
Malgré une programmation de films d'auteurs qui a bien fonctionné, tels que Zootopie 2, qui a attiré plus de 10 000 entrées, les films populaires ont fait défaut, laissant un vide que la direction espère combler grâce à de futurs grands succès. Sandrine Genouvrier, directrice adjointe des deux cinémas, l'indique clairement : "On a besoin de films locomotives." Des projets prometteurs tels que Avatar : de feu et de cendres et des œuvres à venir sont attendus avec impatience.
Pour 2026, l'équipe des cinémas demeure optimiste. "Nous faisons attention à nos dépenses et sommes soutenus par le Centre national du cinéma (CNC). Cela ne signifie pas la fin du cinéma", a exprimé Genouvrier. La liste des films prévus pourrait redonner un souffle à la fréquentation, avec notamment Marsupilami, Le Gourou, et le nouveau biopic sur Michael Jackson. En outre, des événements spéciaux comme des projections de films classiques, tels que Dirty Dancing et Retour vers le futur, sont également sur la table pour attirer le public.
À l'échelle nationale, des experts du secteur soulignent qu’un bon film ou deux peuvent avoir un impact significatif sur les chiffres de la fréquentation. "Les cinémas doivent évoluer pour s'adapter aux nouvelles habitudes des spectateurs", souligne un analyste du secteur. En effet, attirer à nouveau les cinéphiles sera crucial pour la survie des cinémas de quartier face à la concurrence des plateformes de streaming.
Avec l'engagement de ses dirigeants et la promesse de contenus variés, Saint-Malo espère retrouver son public en 2026, tout en maintenant une politique tarifaire abordable, avec des prix ne dépassant pas 10 euros pour ne pas décourager les spectateurs. La suite de l'année s'annonce donc décisive pour le CinéVauban et le Vauban-La Grande passerelle.







