Le 16 janvier, le parquet a requis une peine de quatre ans de prison avec trois ans de sursis contre l'Iranienne Mahdieh Esfandiari, actuellement jugée à Paris pour des accusations d'apologie du terrorisme. Cette affaire pourrait également constituer un levier diplomatique potentiellement utilisé pour obtenir la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, deux citoyens français encore retenus en Iran.
Les accusations portées contre Esfandiari touchent des actes commis en ligne, notamment la promotion de la violence via des plateformes telles que Telegram, X, Twitch, et YouTube. En effet, elle est soupçonnée d'avoir soutenu des activités terroristes en publiant du contenu favorable à des groupes extrémistes. L'avocat général a mentionné que des publications sur la chaîne Axe de la Résistance, qu'elle a fondée, avaient glorifié l'attaque meurtrière du Hamas en Israël au mois d'octobre dernier.
La procureure a reconnu que la prévenue avait déjà purgé huit mois de détention provisoire avant d'être libérée sous contrôle judiciaire. Elle a affirmé qu'il n'était pas nécessaire d'ordonner sa réincarcération, au vu des circonstances. Des experts juridiques ont observé que cette situation est exacerbée par le contexte d'ingérence étrangère, suggérant une certaine instrumentalisation de ces accusations.
En parallèle, d'autres prévenus dans cette affaire, dont des figures controversées comme Alain Soral, font face à des demandes de peines allant jusqu'à trois ans de prison ferme. Alain Soral, en particulier, est absent du tribunal et une demande de mandat d'arrêt a été déposée contre lui.
Les conséquences de cet procès sont d'autant plus lourdes qu'elles interviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre la France et l'Iran. Experts et analystes s'accordent à dire que l'issue de cette affaire pourrait avoir des répercussions plus larges sur les relations bilatérales, notamment sur les discussions autour des droits humains et de la lutte contre le terrorisme. Certains estiment même que cet épisode pourrait influer sur les futures négociations concernant un échange de prisonniers, mettant ainsi l'accent sur l'importance stratégique de cette affaire.







