La nuit du 13 janvier a marqué un tournant dans la mobilisation des agriculteurs contre les accords sur le Mercosur. Réunis devant l'Assemblée nationale, les membres de la FNSEA et des JA ont participé à une rencontre décisive avec Annie Genevard, ministre de l'Agriculture. Selon les informations de BFMTV, cette réunion, bien que discrète, a permis d'atteindre un accord qui satisfait partiellement les revendications des agriculteurs.
Régis Desrumaux, président de la FDSEA de l'Oise, a exprimé la nécessité d'un "discours de vérité" et a salué les avancées obtenues. En effet, alors que les agriculteurs réclamaient des clarifications sur les critères d'attribution des prêts de restructuration, le gouvernement a promis des évolutions significatives, essentielles dans un contexte financier jugé "gravissime" pour de nombreux exploitants.
Le chef de cabinet de la ministre a fait savoir que la situation était critique, certains agriculteurs se trouvant à un pas de la faillite. "Certains d'entre eux n'ont plus les moyens d'entamer la prochaine campagne agricole", a-t-il alerté. Cette réalité a poussé la mobilisation à Paris, où plus de 300 tracteurs ont débarqué, certains allant jusqu'à s'installer sur des points stratégiques.
Les agriculteurs n'étaient pas seulement là pour exprimer leur mécontentement, mais aussi pour éviter une concurrence jugée déloyale avec les produits importés du Mercosur. Malgré les promesses de soutien du gouvernement, tels que le plan de 300 millions d'euros annoncé par le Premier ministre, la colère reste palpable, notamment à Toulouse où d'autres tracteurs ont manifesté malgré des interdictions préfectorales.
Avant de quitter Paris, un sentiment de satisfaction s'est emparé d'eux, avec le sentiment d'avoir fait entendre leur voix. "On n'est pas venus pour rien!", a lancé Desrumaux, en promettant un retour si les engagements ne sont pas respectés. De nombreux agriculteurs, prise dans cette tourmente, continuent de surveiller la situation de près, conscients que leur lutte pour la survie de leurs exploitations est loin d'être terminée.







