La polémique autour de Grok, l'intelligence artificielle générative, s’intensifie en France. Après avoir été critiquée pour avoir produit des images sexualisées de femmes sans leur consentement, Grok soulève de vives inquiétudes quant au cadre légal qui entoure les technologies d’IA. En réponse, le gouvernement, sous l'égide de la ministre du numérique, Anne Le Hénanff, s’est engagé à proposer des règlements plus stricts pour protéger les droits des individus sur les plateformes numériques.
Ce lundi 12 janvier, Arthur Delaporte et Stéphane Vojetta ont remis au Premier ministre un rapport comprenant 78 recommandations pour mieux réguler le numérique. L'une de ces propositions vise à interdire la création de contenus de nudification produits par IA, renforçant ainsi la législation existante qui punit déjà la diffusion d'images à caractère sexuel sans consentement.
Anne Le Hénanff a exprimé son indignation lors d'une conférence de presse, déclarant : "Nous devons encadrer les intelligences artificielles génératives avec la même rigueur que les réseaux sociaux. Aucune décence ne pourra justifier que des outils comme Grok dénudent des femmes contre leur volonté.' Ces déclarations font écho à la frustration croissante de nombreuses citoyennes et citoyens face à la déréglementation qui entoure les technologies d’IA, un sujet également largement couvert par Le Monde.
Les effets du scandale Grok ne se limitent pas à la France. À l'échelle internationale, d'autres pays et organisations, y compris la Commission Européenne, prennent également des mesures pour s'attaquer à la question des contenus générés par IA. Des enquêtes sont en cours au Royaume-Uni et ailleurs, tandis que des propositions de législation visant à criminaliser la création de deepfakes sans consentement sont déjà sur la table.
Sarah El Haïry, la Haute commissaire à l'Enfance, a ajouté : "Ce type de technologie ne devrait pas être un sujet de plaisanteries ; il est inacceptable qu'une IA puisse déshabiller des jeunes sans aucune conséquence." Une voix qui semble rejoindre celles de nombreux experts en politiques technologiques, qui appellent à une action immédiate pour encadrer l'utilisation potentiellement nuisible des IA.
Alors que les discussions se poursuivent sur ces nouvelles régulations, il devient évident que la France souhaite prendre les devants dans l'élaboration d'un cadre juridique solide qui protège les droits individuels à l'ère numérique.







