Le ministre de l'Intérieur a annoncé mercredi l'interdiction de territoire pour dix militants britanniques d'extrême droite, à la suite d'agressions verbales et physiques commises à l'encontre de migrants près de Dunkerque.
Les incidents, survenus entre le 9 et le 10 septembre 2025, ont été signalés par des associations humanitaires. Les militants du mouvement « Raise the colours » ont agressé un groupe de migrants à Grand-Fort-Philippe, exprimant ainsi des sentiments anti-migrants, alors qu'ils cherchent à rejoindre le Royaume-Uni. La coordinatrice de l'association Utopia 56, Félicie Penneron, a décrit ces actes comme étant « de véritables violences aggravées ».
Selon le ministère, la décision a été prise en raison de la dangerosité de ces actes, qui peuvent « engendrer de graves troubles à l'ordre public ». Divers acteurs sociaux avaient déjà évoqué la présence de tels militants dans la région, alarmant ainsi les autorités françaises. Le ministre a déclaré que ces individus ne pourront ni entrer ni séjourner en France, soulignant une volonté politique de protéger les droits des migrants.
Ce type d'agression vis-à-vis des migrants s'inscrit dans un contexte plus large de tensions autour de la question migratoire en France, où des politiques plus strictes sont mises en place pour faire face à l'afflux de personnes cherchant à traverser la Manche. En 2025, plus de 41 000 migrants ont tenté de rejoindre le Royaume-Uni, un chiffre élevé, malgré des initiatives bilatérales pour réguler ces flux.
D'autres pays européens, tels que l'Allemagne et l'Italie, ont également renforcé leur position face aux mouvements d'extrême droite et aux difficultés migratoires. Les experts estiment que ces événements pourraient marquer un tournant dans la gestion des crises migratoires en Europe.







