Le tribunal judiciaire de Toulouse a rendu un verdict le 12 janvier dernier, ordonnant l'arrêt des activités du concessionnaire Atosca sur certaines zones ayant été exploitées sans autorisation. Néanmoins, cette décision ne met pas un terme aux travaux de l'A69 dans leur ensemble, qui se poursuivent malgré les protestations des groupes écologistes.
Cette situation a surgi autour de l'autoroute A69, qui fait l'objet de vives contestations depuis le début de ses travaux en mars 2023. Le tribunal a constaté une emprise illégale de 30 à 50 hectares supplémentaires, utilisés par Atosca pour le stockage de matériels. Les juges ont ordonné la suspension des activités sur 46 parcelles délicatement et leur régularisation sous peine d'une amende de 20.000 euros par jour de retard. Selon Le Figaro, cette affaire n'est qu'un petit épisode dans un dossier complexe, car la validité du projet demeure intacte.
Les associations environnementales, telles que le collectif La Voie Est Libre, ont exprimé leur satisfaction face à cette décision, arguant qu'il s'agissait d'un « premier arbre dans la forêt des pratiques illégales » entourant le chantier. Cependant, des responsables politiques comme Jean Terlier, député du Tarn, soulignent que cette décision judiciaire peut être interprétée de manière biaisée par les opposants au projet.
Des voix opposées et des soutiens affirmés
Bernard Carayon, maire de Lavaur, critique ceux qui s'opposent à l'A69, les qualifiant d'« extrême gauche » qui privilégient des idéologies à la réalité du territoire. Il insiste sur le besoin urgent de moderniser les infrastructures dans une région longtemps délaissée, qui doit faire face à des défis économiques majeurs.
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a également souligné que près de 90% des ouvrages prévus sont déjà réalisés, et que la mise en service de l'A69 est attendue pour l'automne 2026, sauf autres impondérables. Ce projet pourrait, selon certains experts, transformer la dynamique économique du territoire, en facilitant l'accès aux infrastructures clés, comme les hôpitaux de Toulouse.
Le débat autour de l'A69 continue ainsi d'attiser les passions, témoignant d'une forte mobilisation des deux côtés. Les décisions judiciaires et la pression des groupes écologistes ne semblent donc pas freiner un chantier jugé nécessaire par bien des acteurs économiques de la région. Dans ce contexte, des voix s'élèvent, des arguments se confrontent, mais l'A69 s'avance sur sa route, inexorablement.







