La colère des agriculteurs monte en France, avec la Coordination rurale qui maintient son appel à manifester à Paris pour défendre leurs droits et intérêts. Malgré l'interdiction de faire entrer des tracteurs dans la capitale, le président du syndicat, Bertrand Venteau, a lancé un appel solennel à ses membres pour faire entendre leur voix de manière pacifique.
Après une rencontre avec le ministre de l'Agriculture, Sébastien Lecornu, lundi soir, Venteau a exprimé son mécontentement, déclarant que les agriculteurs se sentaient « maltraités » par le gouvernement. Ce dernier, aux prises avec une crise agricole, tente de calmer la grogne par le biais de discussions avec les syndicats, qui jugent les promesses gouvernementales largement insuffisantes. Le ministre a proposé un plan de soutien, mais les agriculteurs le considèrent comme un pansement sur une plaie béante.
« Nous viendrons, d'une manière ou d'une autre », a affirmé Venteau, ajoutant que même si un nombre considérable de manifestants devait être arrêté, cela ne les dissuaderait pas. Cette démonstration de colère s'inscrit dans un contexte inédit où les agriculteurs, déjà lourdement impactés par la hausse des coûts, la gestion des crises climatiques et les régulations européennes, se trouvent désormais à un tournant critique.
Au-delà des revendications immédiates, les agriculteurs expriment une frustration plus profonde, résumée par l'expert agricole Michel Dupont, qui souligne : « Les agriculteurs ont besoin d'assurances sur leur avenir et de traitements justes, leur situation ne peut pas être insignifiée. » Le climat de mécontentement est donc non seulement le reflet de conditions actuelles, mais également d’un besoin urgent de changement dans la politique agricole.
Les manifestations prévues pourraient bien marquer un tournant décisif dans la relation entre le gouvernement et le secteur agricole. Au milieu de cette agitation, reste à voir quelle sera la réponse du gouvernement face à cette colère palpable. Un équilibre réparateur sera-t-il trouvé, ou bien le fossé continuera-t-il de se creuser ?







