Avec des prévisions de seulement 7,5 à 10 % des voix selon un sondage IPSOS publié le 1er juin, l'inquiétude règne au sein des Républicains concernant leur candidat Bruno Retailleau.
Le 19 avril dernier, Bruno Retailleau avait pourtant remporté la primaire du parti avec un impressionnant 73,8 % des voix. Néanmoins, cette victoire semble discordante avec les résultats des sondeurs qui annoncent un score possiblement trop faible pour envisager le second tour de l'élection présidentielle de 2027. Pour comparaison, lors de l'élection de 2022, Valérie Pécresse n'avait recueilli que 4,78 % des voix, un chiffre alarmant pour le parti.
Pris en étau
L'analyste politique Nicolas Domenach souligne que les électeurs se tournent vers ce qu'ils considèrent comme un "vote utile", favorisant des figures comme Édouard Philippe. L'aile droite du parti pourrait quant à elle se diriger vers Éric Ciotti, ancien membre de LR devenu maire de Nice. Ce dernier a récemment déclaré à France 2 que "LR avait disparu", évoquant un parti réduit à un "petit allié des macronistes", une analyse confirmée par plusieurs observateurs politiques. De plus, des dissensions internes nuisent à la campagne de Retailleau.
Dissensions internes
Des personnalités telles que Jean-François Copé, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand lui ont fait part de leurs désaccords, fragilisant encore davantage le climat au sein du parti. D'après Domenach, Copé aurait même transmis une lettre à Retailleau, rappelant que sous sa direction, le parti comptait 300 000 adhérents et 308 députés, en opposition aux 80 000 membres et 48 députés d'aujourd'hui. "Avis de tempête sur Les Républicains", conclut Domenach. En réponse aux critiques, Retailleau a déjà tenté de réaffirmer sa légitimité comme candidat pour 2027.







