Le procès de Carmen Enciso, suspecte principale dans la mort tragique de François Vigouroux à Ille-sur-Têt, s’est tenu du 3 au 5 juin devant la cour d’assises des Pyrénées-Orientales. À l’issue de ces audiences, elle a été reconnue coupable et condamnée à 30 ans de réclusion criminelle.
La décision a été rendue vendredi 5 juin, marquant la fin d’une affaire qui a captivé l’opinion publique. L'Indépendant et ici Perpignan ont rapporté que Carmen Enciso a été déclarée coupable de "meurtre sur conjoint".
Cette ex-boulangère, mère de trois enfants, a été confrontée à la découverte macabre du corps de son compagnon retrouvé dans des sacs-poubelle le long d’une route. François, un homme pesant 130 kg, avait été amputé de ses membres, une semaine après que Carmen a signalé sa disparition fin mai 2022.
Des preuves accablantes
Les résultats de l’autopsie ont contredit la version de la prévenue, révélant que le décès remontait à près d’un mois et avait été causé par une surdose d’un somnifère. Des éléments compromettants, notamment des SMS envoyés depuis le téléphone de la victime, des virements suspects sur le compte de Carmen le jour de sa disparition, ainsi que l’achat de matériel étrange comme des sacs-poubelle et de l’acide chlorhydrique, ont pesé lourd dans la balance.
Tout au long de l'enquête, Carmen a changé plusieurs fois d’explications. Après avoir nié les faits, elle a finalement avoué avoir découpé le corps, mais a tenté de faire porter la responsabilité sur l’entourage de la victime, bien que ceux-ci aient été innocents.
Des interrogations sans réponse
Les proches de François Vigouroux espéraient des éclaircissements lors du procès, mais ils sont restés sur leur faim. La presse régionale a rapporté que Carmen a continué de clamer son innocence, même avec les preuves accablantes contre elle.
"Elle a tué François et elle l’a démembré, car l’enquête n’a jamais pu prouver l’implication d’un complice," ont lamenté les avocats des parties civiles, cités par L'Indépendant. Ils ont exprimé leur indignation face à ce crime odieux et à la défense de Carmen.
"Quel est le mobile de son acte ?" s'interroge l’avocate générale Céline Straub. "Est-ce une raison financière, une déception amoureuse, ou les deux ? Je ne sais pas, et elle ne veut pas l’expliquer." Les réponses semblent hors de portée, laissant l’énigme entière pour les victimes et la société.







