Le sommet Choose France, fruit d'une initiative d'Emmanuel Macron en 2018, se pose la question de sa pérennité face à une élection présidentielle imminente. Ce sommet, qui vise à attirer les investissements étrangers en France, semble avoir un avenir incertain. Un membre de l'entourage présidentiel a exprimé son souhait de voir la tradition perdurer, affirmant que ce rendez-vous est devenu crucial pour l'attractivité du pays.
Selon l'AFP, plusieurs candidats potentiels à la présidence se sont prononcés sur la nécessité de ce sommet et sur ce qu'ils en feraient.
• Philippe, Glucksmann et Retailleau maintiennent, avec des nuances
• Edouard Philippe : "reprendre toute la politique de l'offre"
Edouard Philippe, ancien Premier ministre et candidat potentiel, soutient le maintien du sommet. Dans son entourage, on souligne que "Choose France" représente un héritage de la politique pro-business de l'Etat, et que sa suppression serait dommageable pour l'image du pays à l’international.
• Raphaël Glucksmann : sous réserve d'évaluation
Pas encore candidat, Glucksmann, qui prévoit d'évaluer les performances de l’événement, pourrait envisager son maintien si des résultats significatifs font leurs preuves.
"Si le dispositif est évalué positivement, pas de raison d'arrêter ce qui marche", prévient son équipe.
Il évoque cependant la nécessité de critères rigoureux autour des investissements étrangers pour garantir leur adéquation avec les intérêts nationaux.
• Bruno Retailleau : renforcer la création d'emplois
Le candidat des Républicains se montre également favorable à la continuité du sommet, mais il insiste sur la nécessité d'améliorer l'impact des investissements étrangers sur la création d'emplois. Dans son entourage, on note qu'il est crucial de traduire les annonces d'investissements en bénéfices tangibles pour le marché de l'emploi.
• Le RN et Ruffin l'arrêtent
• Marine Le Pen/Jordan Bardella : stop aux "trucs qui ne servent à rien"
Du côté du Rassemblement National, la position est nette : l'événement doit cesser d'exister. Les responsables du parti critiquent les ressources accordées à cet événement, suggérant que ces fonds pourraient être mieux utilisés ailleurs.
• François Ruffin : priorité au "capital national"
De son côté, François Ruffin, ancien membre de La France Insoumise, annonce qu'il supprimerait le sommet pour privilégier les investissements nationaux. "Je ne veux plus d'un Choose France. Mieux vaut mobiliser notre propre épargne", affirme-t-il.
• Mélenchon envisage de le transformer
Jean-Luc Mélenchon, critique de l'événement, propose de le redéfinir. D'après Hadrien Clouet, coresponsable de son programme, il envisage de garder le cadre du sommet, mais avec un objectif axé sur le soutien aux projets qui répondent aux besoins écologiques et sociaux du pays.
"Choose France avec des sociétés de capital-investissement et sans direction publique, c'est fini", prévient-il.
D'autres candidats, comme Gabriel Attal et Marine Tondelier, n'ont pas encore répondu aux sollicitations. Ainsi, le sort du sommet Choose France semble suspendu à l'évolution des prochains mois, alors que la compétition pour la présidence se prépare.







