Quelques heures avant la finale de la Ligue des champions, Gabriel Attal, ancien Premier ministre, a tenu son premier meeting de campagne pour l'élection présidentielle de 2027 au Parc des Expositions de Paris. Cet événement a attiré entre 3.000 et 4.000 personnes, et même plus selon son équipe, et a été placé sous le signe de l’« espoir » et de l’« optimisme ». Dans un hall climatisé, contrastant avec la chaleur extérieure, il a affirmé sa « force d’agir » et sa volonté de réaliser sa « promesse française ».
Parmi les participants, on a noté une forte présence de jeunes, ainsi que de nombreuses personnes âgées. Attal a voulu rappeler ses liens avec Emmanuel Macron, en déclarant : « Le président m’a fait confiance et ça, je ne l’oublierai jamais ». Ce sont des souvenirs d’une époque pas si lointaine, alors qu’il souligne son positionnement en tant que candidat de l’avenir.
« Je laisse à d'autres le sang et les larmes, je promets l'action et l'espoir »
Attal a exprimé son opposition à une campagne marquée par la rigueur et le pessimisme, en se référant à Édouard Philippe, un autre ancien Premier ministre. « Mes adversaires, ce ne sont pas ceux qui ont gouverné avec moi jusqu'en 2024, mais ceux qui prônent le déclin », a-t-il déclaré, visant directement La France insoumise et le Rassemblement national. Le message est clair : il se positionne comme un candidat du renouveau et du rassemblement.
« Que les Français redécouvrent le goût de l’avenir, c’est l’enjeu de cette campagne », a-t-il martelé, évoquant le risque de fracture intergénérationnelle. Ses deux promesses phares incluent : redevenir la première puissance d’Europe dans la prochaine décennie, et garantir un avenir meilleur pour les générations futures.
Soutien de 80 parlementaires
Bien que son programme détaillé reste à venir, Attal a mentionné quatre priorités : éducation, travail, frontières, et intelligence artificielle. Pour cet événement inaugural, certains membres notables de Renaissance étaient absents, tels qu'Élisabeth Borne et Aurore Bergé. Cependant, il a pu compter sur le soutien de « 80 parlementaires » présents, tout en saluant la présence de quatre ministres et de figures de son parti.
Dans l'assistance, un participant de 56 ans, Alain Robin, a déclaré : « C’est l’avenir de la France, il se situe au centre et est beaucoup plus proche des gens que Macron ». Gabriel Attal lancera une série de meetings en vue de la présidentielle, avec des événements prévus incluant Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, ce qui augure d'une campagne électorale intense à l'approche de 2027.







