Mercredi 20 mai, l'armée américaine a annoncé l'arrivée du porte-avions USS Nimitz et de son groupe aéronaval dans les Caraïbes, à proximité de Cuba, pour une durée indéterminée. Cette manœuvre, décrite dans la presse comme une "démonstration de force", survient dans un contexte de tensions accrues entre les États-Unis et Cuba. Selon The Hill, ce déploiement fait suite à des menaces du président Trump contre l'île, renforçant les inquiétudes quant à des actions futures.
Le Nimitz a reçu l'instruction de "rester sur zone pendant plusieurs jours", comme l'affirme The New York Times. Pour l'instant, la stratégie américaine se concentre sur la dissuasion plutôt que sur un engagement militaire direct, évoquant des opérations passées, comme celle du porte-avions Gerald Ford lors d'une intervention au Venezuela.
Des yeux dans le ciel
Pour intensifier la pression sur le régime cubain, l'armée a dévoilé les vols de surveillance en cours près de Cuba. Selon un rapport de BBC, au moins cinq avions de surveillance P-8A Poseidon et plusieurs drones MQ-4C Triton opèrent dans cette région depuis le 11 mai. Steve Wright, expert en drones, avance que ces activités visent à envoyer un message clair : "Les États-Unis ont des yeux dans le ciel".
D'après des informations rapportées par The Nation, Trump a exprimé récemment son intention de cibler Cuba après l'Iran, alimentant les spéculations quant à des actions militaire imminentes. Alors que le directeur de la CIA, John Ratcliffe, a récemment visité l'île pour rappeler aux dirigeants cubains que le temps des pourparlers n'est pas illimité, la prudence reste de mise, tant du côté américain que cubain.







