Lors d'une récente interview pour le podcast de l'association Futur, la députée écologiste Sandrine Rousseau a soulevé une question provoquante : pourquoi ne pas renommer le "steak" en "cadavre d'animal" dans les restaurants ? Une proposition qui n'est pas passée inaperçue et qui vise à éveiller les consciences sur la consommation carnée.
Rousseau, connue pour ses positions iconoclastes, a déclaré : "J’aimerais bien un jour réussir à faire passer une loi où on appelle les steaks de la bonne manière, c'est-à-dire des cadavres d'animaux. Les menus de restaurants auraient beaucoup plus d’allure s’il y avait 'cadavre de vache' plutôt que 'entrecôte'. Je suis sûre que ça dissuaderait un peu les consommateurs." Ces mots, rapportés par Le Figaro, ouvrent un débat sur le langage que nous utilisons pour désigner nos plats favoris et la façon dont cela peut influencer notre rapport à la nourriture.
La polémique suscitée par cette déclaration a mis en lumière des voix divergentes. Selon l'expert en éthique alimentaire, Dr. Laurent Charpentier, “il est crucial de sensibiliser le consommateur aux origines de ce qu'il consomme. Le langage peut jouer un rôle déterminant dans cette prise de conscience.” En revanche, d'autres critiques arguent que cette démarche pourrait être trop radicale et risquerait de dénaturer notre culture culinaire.
Sur les réseaux sociaux, la députée a suscité des réactions variées, allant de l'étonnement à l'encouragement. Selon un tweet de @TonyPittaro, “Alerte INFO - La députée Sandrine Rousseau veut faire passer une loi pour renommer les steaks « cadavres d’animaux ».”
Petit rappel étymologique
Pour mieux comprendre l'enjeu de cette proposition, il est intéressant de revenir sur l’étymologie du terme "steak". Ce mot, apparu au XIXe siècle, est un emprunt à l’anglais, lui-même dérivé de l’ancien nordique "steik", désignant une pièce de viande cuite sur un bâton. Historiquement, il ne fait pas référence à l'animal ou à son état post-mortem, mais à la préparation culinaire de la viande.
Alors que cette initiative pourrait sembler singulière, elle rejoint une tendance plus large dans notre société : celle d'interroger nos pratiques alimentaires et de rendre la conversation autour de la viande plus transparente. Les débats qui en découlent témoignent d'une volonté croissante de repenser notre rapport à l'alimentation.







