EXCLUSIF. La fédération de Tarn-et-Garonne des Républicains (LR 82) se restructure après une crise ayant ébranlé le parti, notamment durant les municipales de 2026. Bernard Pécou est le seul à briguer la présidence lors des élections prévues mi-juin, tandis que Camille Lefebvre et Khalid Laabid s'affrontent pour le poste de délégué de section dans la première circonscription.
La fédération des Républicains de Tarn-et-Garonne souhaite tourner la page sur une crise interne ayant entraîné une perte significative de ses membres depuis 2024. Le parti, dirigé au niveau national par Bruno Retailleau, qui se prépare pour la présidentielle de 2027, a connu des remous notables.
Suite à la démission de Brigitte Barèges en octobre 2024, sa lieutenante Marie-Claude Berly a assuré l'intérim, avant de renoncer à cette responsabilité un an plus tard. Elle a préféré se concentrer sur ses mandats locaux à Montauban. Elle a ensuite été suppléante de Pierre-Henri Carbonnel, élu lors d'une législative partielle en 2025.
Des municipales tournées vers le chaos
Comme l'indique Mathieu Albugues, conseiller départemental, ce dernier a pris la succession de Berly pour une courte durée. L’édition de La Dépêche affirme que la difficulté de maintenir une ligne politique stable a été exacerbée par la fusion de listes aux municipales, entraînant un manque de direction au sein du parti.
En 2026, le besoin de restructuration est pressant. Les élections des présidents des sections départementales se dérouleront du 8 au 10 juin. Les adhérents, à jour de leur cotisation, sont appelés à soutenir celui qui doit diriger le parti.
Bernard Pécou, conseiller départemental de Montauban-II, émerge comme consensus du parti suite à sa popularité confirmée par Thierry Deville, un autre figure locale influente au sein des Républicains.
L'impact des sénatoriales sur les candidatures
Les élections sénatoriales de septembre 2026 devraient également influencer le paysage des candidatures. Selon des sources proches des Républicains, une candidature unique a été privilégiée pour éviter la dispersion des voix, surtout face à la montée d’une candidature de Brigitte Barèges, soutenue par le Rassemblement National.
Une rivalité interne dans la première circonscription
Ces élections internes ont pour but de désigner des délégués de section. Jean-François Garrigues, ancien occupant du poste, a perdu son soutien après des choix controversés, laissant place à une compétition entre Khalid Laabid et Camille Lefebvre. Tous deux avaient encore été élus sur la liste de Thierry Deville, ce qui rend leur opposition d'autant plus inattendue.
Ce renouvellement des instances dirigeantes vise à préparer le terrain pour les défis électoraux à venir, notamment les sénatoriales de septembre, la présidentielle de mai 2027 et les législatives possibles qui suivront. Les avis de certains experts politiques sur cette restructuration annoncent une période décisive pour le parti dans son ensemble.







