Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a récemment souligné l'importance de consacrer l'imprescriptibilité des crimes sexuels commis sur les mineurs, dans un article publié dans La Tribune dimanche. Actuellement, une victime de viol survenu durant son enfance peut seulement porter plainte jusqu'à l'âge de 48 ans, ce qui fait que le délai de prescription est de trente ans après l'atteinte de la majorité.
Lors d'une récente session de questions au gouvernement, Darmanin a confirmé sa volonté de "proposer au Premier ministre un texte" pour mettre en place cette mesure essentielle. Il espère que cette loi pourra être adoptée par le Parlement avant la fin du quinquennat, déclarant : "J'espère qu'il pourra être adopté par le Parlement".
Les associations de défense des droits des enfants accueillent cette initiative avec un enthousiasme prudent. Anne-Laure Deparis, présidente de l’association Action Innocence, a déclaré : "Cette mesure marque un tournant dans la reconnaissance des souffrances des victimes et de l'indispensabilité d'une justice sans limite de temps". De son côté, le psychologue Jean-Michel Hossu, spécialisé dans les traumatismes, souligne que l'imprescriptibilité pourrait encourager davantage de victimes à se manifester.
Cette prise de position s'inscrit dans une dynamique plus large de sensibilisation face aux abus sexuels sur mineurs, éprouvant d’ores et déjà un intérêt croissant du public et des médias. En effet, selon France Info, de nombreux experts soutiennent cette réforme comme un moyen de lutter efficacement contre l'impunité des agresseurs.







