Trois ans après avoir quitté l'Office de tourisme communautaire Médoc Atlantique, la commune de Vendays-Montalivet ne prévoit pas de réintégrer cette structure, et cela, même avec le nouveau maire, Julien Dassé. Élu récemment, il fait le choix de conserver l'office communal jusqu'à la fin de son mandat, tout en promettant d'ouvrir un dialogue avec les autres stations côtières.
Cette séparation, mise en place en 2022, était motivée par un besoin de visibilité et une volonté d'autonomie. L'ancien premier adjoint, Tony Trijoulet, pointait du doigt une station qui ne se sentait pas entendue au sein de la communauté. La décision avait alors été prise à l'unanimité. Désormais, Vendays-Montalivet gère son propre office de tourisme grâce à un Établissement public industriel et commercial (EPIC), détournant la taxe de séjour d'un montant d'environ 360 000 euros vers la municipalité. Cela a été bien accueilli par les commerçants locaux.
Julien Dassé, bien qu’il n’ait pas été à l’origine de cette décision, s'engage à continuer sur cette voie. « Je ne vois pas de raison de chambouler quelque chose qui marche. Les commerçants sont plutôt contents de ce retour », a-t-il déclaré. Cela dit, il reste ouvert au dialogue avec d'autres stations, même s'il exclut toute réintégration au sein de l'office communautaire durant cette mandature.

Le millefeuille version tourisme
Julien Dassé prône une approche pragmatique : « Je poursuis ce qui fonctionne, j'ai une bonne équipe à l'office et cela me permet de bien gérer l'outil. » Cela reflète une stratégie politique prudente, car une éventuelle réintégration pourrait froisser certains acteurs économiques qui avaient soutenu la sortie. Le maire a conscience que cette culture du « village gaulois » existe, mais il souhaite y mettre fin progressivement.
« D’un côté, Médoc Atlantique mutualise des ressources, de l’autre, Vendays-Montalivet se maintient avec son propre office, créant une complexité dans la gestion du tourisme local. »
Julien Dassé reconnaît cependant que la mutualisation a du sens, mais il souhaite reconsidérer le modèle de manière réfléchie. Selon ses propos, des discussions avec Laurent Peyrondet, maire de Lacanau et président de l'OT Médoc Atlantique, pourraient déboucher sur des solutions à long terme. Une réorganisation plus globale de la structure touristique dans le Médoc pourrait voir le jour. En attendant, la commune s'efforce de renouer des liens avec d'autres acteurs du territoire.
Une méthode douce pour une transition pacifique
En restant à l'écart de l’office communautaire, le maire cherche à établir de nouvelles coopérations. Il a déjà ordonné à son équipe de collaborer sur divers projets tels que les cartes touristiques et les itinéraires cyclables. « Même en tant qu'office communal, nous allons développer davantage de partenariats », assure-t-il. Le chemin pris par la commune est certes distinct, mais vise à sortir de l'isolement, tout en préservant certains acquis.
Tout en privilégiant des approches douces, Julien Dassé, médecin de profession, aspire à réintégrer prudemment la station dans une stratégie plus collective. La municipalité travaille à redevenir un acteur essentiel du paysage touristique local, mais par étapes, veillant à ménager les sensibilités de tous.







