Le 10 avril, dans une interview accordée au Parisien, le maire de Nice, Éric Ciotti, dévoile sa stratégie de réduction des dépenses et critique sans détour son prédécesseur, Christian Estrosi.
Élu le 22 mars, Éric Ciotti remplace Christian Estrosi, après un affrontement politique acharné entre les deux hommes. Ciotti, qui affiche des affinités avec le Rassemblement national, a appelé à une "union des droites" en vue de la présidentielle de 2027, mais sans écho parmi les Républicains. Il n'hésite pas à affirmer son soutien aux figures montantes du RN, comme Marine Le Pen et Jordan Bardella, considérant qu'ils sont les seuls à même de mener le pays vers un véritable redressement.
Diminuer les dépenses superflues
Concernant la gestion financière de la ville, et notamment le plan d'économies de 60 millions d'euros qui inclut la réduction de certaines subventions sportives, Ciotti met en avant une baisse significative des impôts, de plus de 50 millions d'euros pour les Niçois. "C'est une priorité nationale," soutient-il, citant la France comme le pays le plus taxé au monde.
Il insiste sur la nécessité de réduire les dépenses inutiles : "Gérer l'argent public requiert une extrême rigueur. Chaque euro doit servir l'intérêt général, la croissance et l'emploi."
La fin de la gabegie
Sans nommer directement son prédécesseur, Éric Ciotti prévient que "la fête est finie" : "Les abus de véhicules de fonction, les indemnités excessives, les frais de restauration démesurés, ainsi que les luxueux bureaux parisiens font partie du passé". Il a d'ailleurs annoncé la mise en vente de 25 véhicules de fonction attribués aux élus, dont trois appartenant à l'ancien maire, Christian Estrosi.
Cette transition intervient alors qu'Estrosi fait l'objet d'une enquête préliminaire pour "recel de détournement de fonds publics", comme le rapportent France 3 Provence-Alpes-Côte-d'Azur et le Figaro. Estrosi et son épouse sont soupçonnés d'avoir utilisé des chauffeurs municipaux pour des déplacements personnels, hors des règles établies.







