Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a suscité des inquiétudes en annonçant qu'une victoire de Jordan Bardella ou Marine Le Pen en 2027 pourrait provoquer une « insurrection populaire ». Interrogé sur la chaîne Oumma.com, il a clarifié qu'il ne lançait pas d'appel à la révolte, considérant plutôt que « les jeunes n'ont pas besoin d'appel » et sont déjà suffisamment « conscientisés » pour agir par eux-mêmes.
Il a déclaré : « Si Jordan Bardella ou Marine Le Pen parviennent au pouvoir, il y aura une insurrection populaire. » Ces mots résonnent avec une intensité particulière, témoignant d'une tension croissante dans le climat politique français. Lors de l'interview, Bagayoko a affirmé avoir « l'intime conviction que la population est capable de se lever » pour faire entendre sa voix.
Le maire justifie ses propos en rappelant que l'histoire française a été marquée par des soulèvements populaires, donnant en exemple la prise de la Bastille et d'autres événements essentiels. Il soutient que « toutes les réformes importantes dans ce pays se sont faites par une insurrection populaire. »
Les jeunes prendront les devants
Bagayoko évoque également une forme d'« aliénation populaire » qui pourrait conduire à une mobilisation de masse, soulignant que « ce sera les jeunes qui le feront eux-mêmes ». Cela indique un certain degré de confiance dans la capacité de la jeunesse à se mobiliser sans directive extérieure.
En réponse aux préoccupations soulevées par son interlocuteur, qui l'avertissait que ses déclarations pourraient être interprétées comme un appel à l'insurrection, Bagayoko s'est défendu en notant qu'il n'est pas un « gourou ». Il a insisté sur le fait que, selon lui, « la gauche socialiste aura trahi et les écologistes seront trop occupés à se divertir pour intervenir », laissant ainsi la population dans une situation désespérée et en attente d'un changement significatif.
Il conclut sur une note intrigante, suggérant qu'une telle insurrection serait en quelque sorte un accomplissement démocratique, déclarant que « ce serait quand même une prouesse démocratique énorme. » Selon les analyses, ces propos mettent en lumière une inquiétude grandissante face à la montée de l'extrême droite et au désenchantement général vis-à-vis des institutions politiques établies, un phénomène observé par certains experts politiques dans des médias comme Le Monde et Libération.







