L'info d'ici environnement nous plonge au cœur d'un projet ambitieux dans le sud du Gers : la création d'un parc naturel régional, celui de l'Astarac. Ce paysage unique englobe 124 communes et abrite 34 000 habitants.
En 2026, le Lot participera activement à l'Année internationale des parcours et du pastoralisme, un événement initié par l'UNESCO. Plusieurs manifestations sont prévues, dont le Festival de la Laine à Figeac du 8 au 10 mai, suivi de la Fête de la brebis à Espédaillac et de la Fête du pâturage à Lugagnac. (Pour plus d'informations, consultez ici et là.)
Importance du pastoralisme pour l'environnement
Le pastoralisme, une méthode ancestrale d'élevage, constitue un atout précieux pour nos régions et notre planète. D'après Isabelle Lapèze, chargée de mission agriculture environnement au département du Lot, cette pratique ne se limite pas aux moutons, mais inclut également ruminants et autres animaux de pâturage. "C'est une pratique universelle qui valorise les ressources naturelles de milieux variés comme les landes et les pelouses", souligne-t-elle. De surcroît, la transhumance a été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l'humanité par l'UNESCO en 2023.
Le pastoralisme au cœur du Lot
Les Pyrénées représentent le bastion du pastoralisme en Occitanie, avec 145 000 hectares dédiés. Dans cette dynamique, le Lot s'illustre par sa volonté de redynamiser le pastoralisme, notamment pour valoriser ses moutons Causses du Lot. "Le pastoralisme est crucial ici, où les terrains sont souvent rocheux et peu cultivables, permettant d'exploiter des espaces peu productifs", explique Lapèze. Ce phénomène prend une importance particulière dans un département impacté par la sécheresse, où le pastoralisme joue un rôle clé dans la prévention des incendies. "Les animaux contribuent à réduire le tapis herbacé, minimisant ainsi le risque d'inflammabilité".
Ce désir de réhabilitation des espaces embroussaillés a vu le jour après l'incendie de Foncave en 1998 à Luzech. Aujourd'hui, ce sont plus de 5 500 hectares et 120 éleveurs qui viennent pâturer ces zones.
Préservation de la biodiversité
À plus long terme, la préservation du pastoralisme est également un combat pour la biodiversité. "Pour maintenir une biodiversité équilibrée, il est essentiel de conserver une mosaïque de milieux variés, comprenant des grands espaces ouverts mais aussi des zones boisées et semi-ouverts", rappelle Isabelle Lapèze.
Militer en faveur du pastoralisme, c’est aussi promouvoir l’élevage extensif, permettant aux animaux de pâturer dans des zones moins cultivées. Bien que l'idée ait nécessité un certain temps pour convaincre, aujourd'hui, le Lot dispose de 25 projets de reconquête paysagère, réunissant près de 1 700 propriétaires.







