Olivier Faure, le dirigeant du Parti socialiste, a dénoncé mercredi sur BFMTV les manœuvres de TotalEnergies qui, selon lui, "profite de la crise". Il a exhorté le gouvernement à ne pas céder face à ce "chantage" d'un géant du secteur pétrolier.
Cette intervention fait suite à des commentaires du PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, qui a averti mardi d'un éventuel arrêt du plafonnement des prix des carburants dans ses stations-service françaises si une nouvelle taxe sur les "superprofits" était mise en place. Faure a rétorqué que TotalEnergies était "un profiteur de crise comme d'autres", argumentant que de tels comportements ne sont pas tolérables.
Bien qu'il reconnaisse que TotalEnergies ne soit pas responsable de la guerre actuelle, Faure a évoqué la nécessité d'une taxe sur les entreprises générant plus de 750 millions d'euros de chiffre d'affaires, à travers une proposition de loi récemment déposée. Il a précisé que sa position ne remet pas en cause la contribution fiscale de TotalEnergies, mais il estime que le gouvernement ne devrait pas plier face à des attentes jugées inappropriées.
Loin de douter de l'engagement du groupe à plafonner les prix des carburants, Faure a mis en lumière les récents bénéfices record de 6 milliards de dollars et une augmentation de 51% de ses profits. "Ce n'est pas normal", a-t-il insisté, soulignant que lorsque des entreprises enregistrent de tels superprofits, il est logique qu'elles contribuent davantage au bien commun.
En parallèle, David Lisnard, candidat libéral à la présidence, a défendu sur FranceInfo que les marges de TotalEnergies s'inscrivent dans la norme du marché, un avis qui contraste avec celui de Faure. De son côté, le président de l’Association des maires de France (AMF) a proposé une suspension temporaire des certificats d'économie d'énergie comme solution applicable sans dégrader les finances publiques.







