Gilles Simeoni a annoncé sa démission de la présidence du conseil exécutif de Corse lors d'une session à l'assemblée, ce 21 avril. Cette décision survient un mois après son élection à la mairie de Bastia, marquant ainsi la fin d'une décennie de leadership sur l'île pour ce personnage clé de la politique corse.
Dans une allocution empreinte d'émotion, il a déclaré : « Je cesserai ce soir à 23 h 59 mes fonctions de président du conseil exécutif de Corse ». Cette démission vise à éviter un cumul de mandats, principe qu'il tient à respecter. En conséquence, l'ensemble du conseil exécutif devra également démissionner, conduisant à des élections anticipées.
Le 4 mai prochain, une nouvelle liste emmenée par Gilles Giovannangeli, président de l'Agence du développement économique de la Corse (Adec), sera présentée au vote de l'assemblée. Conformément aux déclarations de Simeoni, il continuera à jouer un rôle actif en tant que membre du conseil exécutif, s'occupant notamment des questions d'autonomie et du suivi des travaux devant le Parlement.
Ce nouveau conseil exécutif, qui devrait inclure les membres actuels, est attendu avec vigilance. Selon des sources proches de la présidence, le parti autonomiste de Gilles Simeoni dispose d'une majorité absolue, garantissant ainsi l'élection de cette nouvelle équipe. Bianca Fazi assumera l'intérim jusqu'à cette date clé.
« Prisonnier politique »
Évoquant son parcours politique, Gilles Simeoni, qui avait été élu maire de Bastia en 2014 à la tête d'une liste unie mais sans les indépendantistes, a déclaré avoir œuvré pour « renforcer le souffle démocratique de cette société insulaire ». Il a décrit la Corse comme « divisée et traversée par des conflits », mais a affirmé que des progrès avaient été réalisés vers la paix.
Il a également tenu à souligner l'importance de Gilles Giovannangeli, qu'il a qualifié de « premier prisonnier politique corse à briguer » la présidence du conseil exécutif, une référence à des événements marquants de l'histoire récente de l'île qui soulèvent encore des débats au sein de la société corse.
En phase avec ces événements, une consultation des citoyens sur l'avenir politique de la Corse pourrait être envisagée, comme l'a suggéré un expert en sciences politiques. Les nouvelles directions prises par cette équipe vont sans aucun doute changer le paysage politique dans les mois à venir.







