Quatre mois après le déclenchement d'un foyer de dermatose nodulaire contagieuse dans les Hautes-Pyrénées, un bilan détaillé des dépenses engagées par l'État a été communiqué. Environ 3,2 millions d'euros ont été alloués pour protéger la filière bovine et gérer les déchets contaminés sur la voierie.
La répartition des coûts révèle que 1,727 million d'euros a été destiné aux indemnisations et aides d'urgence pour les éleveurs touchés, tandis que 1,238 million d'euros a été investi dans une campagne de vaccination massive, complétée par 131 000 euros pour l'acquisition de doses. En outre, des montants supplémentaires incluent 23 000 euros pour des analyses de suspicion de foyers et 130 000 euros pour le nettoyage des voiries et espaces publics affectés par des dépôts agricoles, selon des informations de France Bleu.
Une situation sanitaire stabilisée, mais une vigilance maintenue
Actuellement, la stratégie de lutte semble porter ses fruits, car aucun nouveau foyer n’a été enregistré en France depuis le 2 janvier 2026. Près de 90 000 bovins ont pu bénéficier de la vaccination. Cependant, la vigilance reste nécessaire, car certaines communes continuent de se situer en zone de surveillance, tandis que le reste du territoire impose une vaccination obligatoire et des réglementations sur les mouvements d'animaux, précise le ministère de l'Agriculture.
Dans les mois à venir, la campagne de vaccination des veaux se poursuivra, entièrement financée par l'État. Des discussions sont également en cours concernant l'indemnisation des coûts de nettoyage encourus par les services de gestion de voirie. Le préfet des Hautes-Pyrénées, Jean Salomon, devrait bientôt faire une déclaration concernant les plaintes déposées contre plusieurs organisations syndicales agricoles en lien avec cette crise. "Cet engagement souligne l'importance de traiter les déchets, mais également de rappeler la responsabilité de ceux qui les ont déversés", a déclaré la préfecture.







