Dans un tournant politique surprenant, deux maires français ont pris des mesures visant à retirer les symboles LGBT de leur territoire. À Faches-Thumesnil, dans le Nord, le maire a fait retirer les bannières arc-en-ciel de la mairie, tandis qu'en Elne, dans les Pyrénées-Orientales, le passage piéton arc-en-ciel a été repeint en blanc.
Brice Lauret, le nouveau maire divers droite de Faches-Thumesnil, a justifié sa décision en déclarant qu’il ne s’agissait pas d’une question de rejet, mais de respect de la neutralité des bâtiments publics. "Ces drapeaux représentent une cause militante," a-t-il précisé, comme l’a rapporté La Voix du Nord. L'édile regrette également la virulence des messages qu'il a reçus suite à ces décisions.
Au sujet de la marche des fiertés qui devait avoir lieu prochainement, Ville de Faches-Thumesnil a annoncé son annulation, justifiant son choix par des "problèmes organisationnels" liés à la récente prise de fonction de Lauret. Cependant, l'ancien maire de la ville a insisté sur le fait que tout était déjà préparé pour cet événement.
De leur côté, les associations combattant pour les droits de la communauté LGBTQIA + ont exprimé leur indignation. Lille Pride a dénoncé cette annulation sur les réseaux sociaux, évoquant un "nouveau renoncement" face aux phobies LGBT et appelant à une manifestation pour protester contre ces décisions.
Un passage piéton repeint
Une situation similaire se déroule à Elne, où le maire Steve Fortel, issu d'une liste d'extrême droite, a également fait retirer le drapeau arc-en-ciel du fronton de la mairie. Au cours d'une interview avec ICI Roussillon, Fortel a promis de faire le point lors d'un prochain conseil municipal.
Cette décision suscite des réactions dans le milieu associatif. L’ancien président de l’association LGBT + 66 a décrié le caractère "scandaleux" de ces mesures, tandis que Nicolas Garcia, l’ancien maire, y voit un acte purement politique, un signal fort envoyé par la nouvelle municipalité.







