C'est une nouvelle rassurante pour les partisans de l'autonomie : l'Assemblée nationale se penchera bien sur le statut de la Corse d'ici l'été. Gilles Simeoni, président de l'Exécutif, a annoncé cette avancée lors d'un entretien avec le Premier ministre le 16 avril dernier.
Cette annonce marque un tournant, surtout après de nombreux reports qui avaient mis à mal l'espoir des autonomistes. Le projet de loi constitutionnelle sera finalement examiné par l’Assemblée nationale, une décision actée par la présidente Yaël Braun-Pivet et le président du Sénat Gérard Larcher, ainsi que par le ministre Sébastien Lecornu.
Une révision de la Constitution pour la Corse.
Le président Simeoni a déclaré : "Le projet de loi ira en commission fin mai, pour un examen et un vote dans l'hémicycle courant juin". Bien que les délais soient serrés, il reste optimiste : une révision de la Constitution intégrant la Corse pourrait être validée d'ici fin 2026, avant la pause estivale du parlement.
Un moment crucial pour l’autonomie
Toutefois, le contexte politique, particulièrement tendu un an avant les élections présidentielles, pourrait influencer les débats. Gilles Simeoni, tout en reconnaissant ce risque, reste confiant : "Nous avons enfin gagné le droit de jouer le match, et nous allons le jouer à fond". Il appelle à construire une solution politique viable, susceptible d’apaiser les tensions et de marquer un tournant pour le peuple corse.
Ses propos résonnent d'espoir pour une dynamique nouvelle, alors qu'il envisage un avenir où la Corse pourrait bénéficier d'un statut d'autonomie véritable. Selon certains experts politiques, tels que ceux cités dans Le Monde, ce processus pourrait servir d’exemple pour d’autres régions en quête d’autonomie en France.
Malgré son potentiel retrait de la présidence de l'Exécutif, il est fort probable que Gilles Simeoni reste un acteur clé de cette transition cruciale pour l'île.







