La procureure de la République de Tarbes a annoncé ce jeudi l'arrestation d'un parachutiste de 33 ans, qui s'était évadé lors de son procès à Tarbes fin mars. Ce dernier a été capturé par le Peloton de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Saint-Malo, en Bretagne, le dimanche 12 avril.
Le 23 mars, cet ancien militaire, originaire d'Ile-et-Vilaine et né à Saint-Malo, était jugé pour des violences conjugales en récidive à l'encontre de son épouse. Profondément troublé par l'audience, il a sauté par-dessus le box des prévenus non vitré, réussissant à échapper à la vigilance de ses gardiens, puis a dévalé les escaliers pour forcer la porte vitrée du tribunal, provoquant une vive émotion au sein de l'assistance.
L'homme placé en détention provisoire
Après près d'un mois de cavale, le militaire, également père de deux enfants, a été présenté à un juge d'instruction de Tarbes. Lors de son audition, il a choisi de ne pas se prononcer sur les faits ni sur son avenir judiciaire. Il a été placé en détention provisoire pour "évasion et dégradation de bien d'utilité publique". Condamné à huit mois de prison ferme au cours de son audience de fin mars, il purgera également cette peine.
Selon des experts en criminologie, ce type d'évasion dans un contexte judiciaire fait ressortir des lacunes dans les mesures de sécurité des tribunaux en France. Le site Le Monde souligne que des révisions des protocoles d'escorte des prévenus pourraient s'imposer afin d'éviter de telles situations à l'avenir.







