C'est un acte significatif pour honorer la mémoire des victimes de l' tragique attentat de la rue des Rosiers qui a frappé Paris en 1982, faisant six morts et 22 blessés. Mahmoud al-Adra, alias Hicham Harb, a été remis jeudi aux autorités françaises par l'Autorité palestinienne, soupçonné d'avoir exercé un rôle de superviseur lors de cette attaque. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) a confirmé cet événement dans un communiqué récent, notant que cette extradition a été effectuée à la suite d’une demande du 30 septembre 2025.
L'avocat d'Hicham Harb, Ammar Dweik, a déclaré que la famille avait été informée par les autorités palestiniennes de cette extradition, indiquant que son fils avait reçu un appel bouleversant de son père.
Des questions autour de la procédure
Cette extradition survient malgré une décision judiciaire palestinienne défavorable, alors qu'un tribunal a rejeté la demande de suspension sans fournir de raisons. Me Dweik soulève des inquiétudes quant à la légalité de cette procédure, la qualifiant de potentiellement illégale et d'un précédent dangereux pour les droits fondamentaux. De plus, l'état de santé du suspect demeure une source d'inquiétude pour ses proches.
Une relance de l'affaire en France
La justice française a relancé l'enquête en février dernier, et un procès pourrait bientôt avoir lieu. L'attentat du 9 août 1982 est attribué au Fatah - Conseil révolutionnaire d'Abou Nidal. Deux autres suspects sont également mis en cause dans cette affaire qui resurgit après des décennies d'inaction.
Arrêté en septembre 2025, Hicham Harb était sous le coup de mandats d'arrêt internationaux, notamment en Allemagne. Son extradition avait été discutée par le président palestinien Mahmoud Abbas, dans un contexte de relations diplomatiques tendues entre la France et la Palestine.
Pour plus d'informations sur cette affaire, consultez notre dossier complet sur le terrorisme.







