À l'approche de l'élection présidentielle de 2027, le Rassemblement national (RN) se retrouve en quête pressante d'un soutien financier. Malgré les sondages encourageants qui placent ses leaders parmi les favoris, le parti n'a pas réussi à convaincre les banques françaises de lui accorder les prêts nécessaires pour sa campagne. Kevin Pfeffer, trésorier du RN, a récemment affirmé que malgré des démarches multiples, plusieurs établissements ont opposé des refus catégoriques, comme la Société générale et La Banque postale, qui ont décidé de ne plus financer des projets politiques.
« J'ai toujours dit que ce serait compliqué auprès des banques françaises, qui ne jouent plus le jeu de la démocratie », a déclaré Pfeffer, soulignant la nécessité pour le RN de rechercher des alternatives à l'intérieur et à l'extérieur du pays. En effet, pour ce scrutin crucial, le RN doit obtenir un prêt d'environ 10,7 millions d'euros, correspondant à la somme maximale remboursable par l'État pour les candidats qualifiés au second tour. Un défi d'autant plus crucial alors que, selon des sondages récents rapportés par Franceinfo, Marine Le Pen ou Jordan Bardella sont souvent au-dessus de 30 % des intentions de vote au premier tour.
En raison de ces refus, le RN se tourne également vers des banques européennes pour explorer d'autres sources de financement. En 2022, le parti avait déjà contracté un emprunt de 10,6 millions d'euros auprès d'une banque hongroise, prouvant ainsi qu'il demeure possible de trouver des fonds, même en dehors des frontières françaises.
Garanties financières
Pfeffer insiste sur le fait que le RN peut offrir des garanties solides aux établissements prêteurs. Non seulement les sondages indiquent que le parti pourra atteindre au moins 5 % des voix nécessaires pour être remboursé par l'État, mais ses subventions publiques s'élèvent à environ 15 millions d'euros par an, montant qui dépasse le crédit désiré. "Les discussions continuent avec d'autres institutions financières, nous ne désespérons pas de trouver un soutien", a-t-il ajouté.
Désendettement en cours
La question du financement est d'autant plus critique pour un Rassemblement national qui doit gérer une dette préoccupante. Fin 2024, le parti affrontera une dette atteignant près de 19 millions d'euros. Cependant, des efforts sont en cours pour réduire celle-ci à 5 millions d'euros d'ici la présidence, grâce à un remboursement soutenu des prêts contractés. Ces enjeux financiers sont essentiels pour assurer la viabilité et la compétitivité du RN sur la scène politique.







