La proposition d'une zone franche franco-monégasque, suggérée par Éric Ciotti, le nouveau maire UDR de Nice, lors de sa campagne électorale, fait débat. Ce projet, décrit comme un potentiel "paradis fiscal" en territoire français, souhaite attirer les entreprises de Monaco en leur promettant des avantages fiscaux tout en gardant leurs avantages sociaux. Selon Nice-Matin, cette initiative pourrait générer 1 000 emplois par an.
Éric Ciotti avance que cette zone franche répondrait aux enjeux de transport des 40 000 salariés travaillant à Monaco, dont 25 000 vivent à Nice. Ceci est une réponse aux congestions rencontrées sur les routes et les lignes ferroviaires, offrant ainsi un cadre de vie amélioré aux actifs, déclare-t-il.
Critiques et soutiens autour du projet
Toutefois, ce projet n'est pas exempt de critiques au sein de la classe politique. Dans une mise en cause sur TVMonaco, certains soulignent qu'il représente un "fantasme politique". Dominique Estrosi Sassone, sénatrice LR des Alpes-Maritimes, a qualifié cette proposition d'"idée fumeuse" sur Facebook. Du côté de la gauche, la coalition PS-PCF-Écologistes a estimé, au micro du Figaro, que brader le territoire à un paradis fiscal étranger était paradoxal venant d'un prétendu patriote.
Une idée séduisante mais complexe
La mise en œuvre d'une telle zone franche nécessiterait des discussions diplomatiques et législatives prolongées. À cet égard, la signature d'un traité international entre la France et Monaco serait indispensable, suivie par l'adoption d'une loi, souligne Nice-Matin. Bien qu'Éric Ciotti affirme que le prince Albert II trouve l'idée "séduisante", le souverain monégasque a néanmoins tempéré ses propos dans Monaco-Matin, précisant qu'il n'a pas encore été approché officiellement. Il estime cependant que cette alternative peut être envisagée à l'avenir, ajoutant que "c’est une idée qui pourrait voir le jour dans un avenir que l’on espère assez proche".







