Le maire de Seyssinet-Pariset, Guillaume Lissy, a annoncé ce lundi 13 avril qu’il prendra la tête d’une coalition de gauche pour la présidence de Grenoble Alpes Métropole, unissant écologistes, communistes et socialistes. Son initiative est encouragée par Laurence Ruffin, la maire de Grenoble.
La gauche aspire à rétablir son contrôle sur la métropole, laquelle est administrée depuis 2014 par Christophe Ferrari, maire de Pont-de-Claix, et une coalition hétéroclite. Environ une quarantaine d’élus de gauche se sont rassemblés à Grenoble autour de Guillaume Lissy pour dresser les fondations de cette alliance.
« C’est l'aboutissement d'un travail de fond et de plusieurs semaines de discussions », a déclaré Lissy lors d’une conférence de presse. Parmi les soutiens visibles figuraient Laurence Ruffin, Amandine Demore (maire d’Échirolles), Laurent Amadieu (Saint-Égrève) et Mickaël Guiheneuf (Gières).
Un groupe d'une quarantaine d'élus
Ces élus, à travers des rencontres régulières, ont élaboré des stratégies pour constituer un collectif solide. « Les calculatrices ont chauffé, notre groupe est actuellement le principal socle de la métropole. Bien que nous ne soyons pas en position majoritaire, nous ne sommes pas loin de l’être », a affirmé Lissy.
Actuellement, ce collectif représente environ 45 élus, alors qu’une majorité requiert 56 voix sur les 110 sièges disponibles. Le soutien des petites communes est crucial. Gildas Bouffaud, le nouveau maire du Sappey-en-Chartreuse, a exprimé : « Nous nous sentons écoutés, et je pense que cette dynamique pourrait attirer d’autres communes. »
Le ralliement des petites municipalités pourrait être déterminant. Il y a six ans, plusieurs d’entre elles avaient déjà soutenu Christophe Ferrari face à Eric Piolle. Lissy a souligné que ce groupe n’exclut pas les différences politiques : « Nous voulons établir un projet fédérateur, basé sur des valeurs de démocratie et de gouvernance partagée. »
Vers un projet commun
Les objectifs de cette coalition, encore en négociation, demeurent à définir. « Nous avons encore du chemin à parcourir. L'union implique des compromis dans l'élaboration de notre projet », a précisé Guillaume Lissy. Le temps presse pour convaincre les décideurs locaux.
La compétition pour la présidence de la métropole s'intensifie, d'autres candidatures, notamment celle d’Allan Brunon, un élu insoumis, sont déjà évoquées. La question centrale subsiste : qui d'autre se présentera contre Lissy, et quel sera le sort de l'actuel maire Ferrari ? La date du prochain conseil métropolitain, qui doit se tenir au plus tard le 24 avril, reste à confirmer.







