La récente défaite de Viktor Orbán lors des élections législatives du 12 avril a résonné comme un camouflet pour le Rassemblement national (RN) et ses alliés européens. Malgré le soutien inébranlable de l'extrême droite à travers le continent, la chute de l'homme fort de Budapest est interprétée non seulement comme un revers pour la ligne anti-Union européenne du RN, mais aussi comme un symbole de désaveu envers les tendances populistes, y compris celles de Donald Trump.
Viktor Orbán, premier ministre hongrois au pouvoir depuis 2010, a connu un échec retentissant face à son adversaire Peter Magyar, alors même que Marine Le Pen avait fait le déplacement pour soutenir celui qu'elle qualifiait de "visionnaire" et de "dirigeant d’exception". La leader du RN avait exprimé son admiration pour Orbán lors d'un meeting à Budapest, symbole de l'unité des nationalistes européens, réunis autour de lui à une époque où la Hongrie était considérée comme la Mecque des forces radicales. Des figures comme Matteo Salvini, Geert Wilders, et des représentants du parti Vox d'Espagne avaient tous été présents pour apporter leur soutien.
Durant ses 16 années au pouvoir, Orbán avait tissé des liens étroits avec Le Pen. Elle avait, par exemple, reçu un prêt de 10 millions d'euros d'une banque hongroise, et celui-ci n’a pas hésité à se montrer solidaire envers elle lorsqu'elle a été confrontée à des ennuis judiciaires. Ce soutien souligne l'importance stratégique de leur alliance pour les populistes européens.
Cependant, ce revers pourrait ouvrir la voie à une nouvelle dynamique en Europe. Certains analystes, comme ceux du journal Le Monde, estiment que ce résultat pourrait signaler un vote en faveur d'un soutien renforcé à l'Ukraine et d'une approche plus pro-européenne, tout en laissant le Rassemblement national dans une position délicate. Les experts restent vigilants sur l'évolution de la situation et les réactions des autres partis d'extrême droite.







